DIFFUSION. -— RECHERCHES DIVERSES
M. Stefan trouva ainsi pour A, c'est-à-dire pour le poids de substance qui passerait en i jour à travers chaque i*** d'une couche de i'" d'épaisseur, dont les deux bases seraient maintenues à des concentrations différant de i« par i" :
Substances. / k
Acide chlorhydrique
Chlorure de sodium
Sulfate de magnésie
Sucre
Comme arabique
Tannin
Albumine
Caramel
D'après les mêmes expériences, on aurait pour le sel marin à diverses températures
k=o,6'So[i +0,0429^).
M. H. -F. Weber (*) a repris la question d'après une méthode ingénieuse et très précise : deux électrodes de zinc, plongeant dans des dissolutions inégalement concentrées de sulfate de zinc, manifestent une force électromotrice dirigée de la solution la plus faible vers la plus forte; si l'on détermine cette force électromotrice pour des concentrations différentes des solutions, la mesure de la différence de concentration de deux dissolutions de sulfate de zinc en contact avec des électrodes de zinc se trouvera dès lors ramenée à une mesure de force électromotrice. Tel est le principe des expériences de M. Weber : les forces électromotrices étaient mesurées par la méthode de compensation de du Bois-Reymond au moyen d'un Daniell ne
variant pas de-rr — ; on pouvait apprécier des différences de concentration de — de milligramme par i centimètre cube. L'influence
des moindres variations de température se montra dès le début considérable, et l'appareil dut être installé, soigneusement protégé, dans
(*) H.-F. Weber, VieHeljahrsschrifl der Zùricher naturforschenden gcsellschaft^ nov. 1878; et Wied. Ann.y VIT, 469 et 536. Y oir aussi Journal de physique, IX, 325.
700 PaiiN'GIPALES PROPRIÉTÉS DES LIQUIDES.
les caves de l'Observatoire fédéral à Zurich. Les expériences furent alors parfaitement concordantes, et la loi de la conduction se vérifia d'une manière très satisfaisante. On chercha alors à préciser rinfluence de la température, et Ton trouva pour le coefficient de difTusibilité du sulfate de zinc
les unités étant toujours le centimètre^ le gramme (poids) et le jour. A 18**, 5, k est devenu o,a4ai; et à 44%7» limite supérieure des expériences, A: = o,4i46.
Aux travaux que nous venons de rappeler il faudrait encore ajouter des recherches de M. Marignac(*) sur la diffusion simultanée de deux sels d'après la méthode de Graham, et un récent travail de M. Long(*), effectué au laboratoire de M. Lolhar Meyer à Tubingue. Mais les auteurs se sont surtout occupés du point de vue chimique, que nous n'avons pas à examiner ici.
Toutes ces expériences ont principalement porté sur des dissolutions aqueuses, mises en contact avec de l'eau pure. Les effets restent essentiellement les mêmes avec deux liquides miscibles quelconques, et en particulier la loi de la conduction s'applique encore exactement : en chaque point de la masse, le courant de diffusion
propre à chaque liquide est proportionnel au -7- du liquide au point
considéré.
Il resterait maintenante rendre compte du fait même de la diffusion, que Gay-Lussac a rapproché avec tant de justesse de l'expansion d'un gaz. H. Sainte-Glaire Deville a marqué la nature exacte du phénomène en insistant sur l'absorption de chaleur qui accompagne la diffusion : la dilTusion est due au mouvement que nous appelons chaleur. Quand nous étudierons la chaleur, nous dirons comment on a essayé de se représenter le phénomène d'après la nature probable du mouvement des molécules dans un liquide.
(*) Marignac, Archives des sciences physiques et naturelles, L, 89; et C. R., LXXVni;1874.
(«) Long, Wied. Ann., IX, 613; 1880.
■ EÏPÉHIENCE DE NOLLET.