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ÉCOULEMENT DES LIQUIDES. — CHOC D'UNE VEINE CONTRE UN PLAN

trouble, et recouverte de nombreuses stries qui projettent au loin une multitude de gouttelettes. La nappe tout entière est le siège d'un mouvement périodique d'élévation et d'abaissement, qui engendre un son sourd, analogue à celui que produit le vol de certains oiseaux, tandis que son diamètre croît et décroît assez régulièrement pour donner naissance à un son fort et soutenu lorsqu'on approche une membrane jusqu'au contact de l'auréole. Le niveau du liquide dans le tube s'abaissant continuellement, le diamètre de la nappe s'agrandit peu à peu; en même temps l'auréole diminue, et elle disparaît complètement lorsque la pression n'est plus que de 60 à 62 centimètres. Alors, la nappe atteint son diamètre maximum, qui est d'environ 80 centimètres, et elle présente Taspect d'une large capsule parfaitement unie, dont le contour libre, légèrement denté, lance une pluie de gouttelettes. La pression à l'orifice continuant toujours à décroître, cette nappe unie diminue graduellement de diamètre, se recourbe sur elle-même à sa partie inférieure en se portant vers la tige qui soutient le disque, et à la pression de 32 à 33 centimètres elle se ferme entièrement en prenant la forme d'une toupie d'environ 4o centimètres de diamètre et 45 centimètres de hauteur. A partir de cet instant, la nappe décroît insensiblement, son profil ressemblant toujours beaucoup à une lemniscate ; mais, lorsque la pression n'excède pas lo à

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Fig. /|07

12 centimètres, sa partie supérieure devient tout à coup concaire, puis après un temps extrêmement court la première figure reparaît, et ces changements instantanés se renouvellent périodiquement sept à huit fois, jusqu'à ce que la nappe, diminuant toujours de volume, finisse par disparaître complètement. Nous n'entreprendrons point d'expliquer ces phénomènes complexes ; disons seulement que, selon Savart, la partie unie de la nappe correspond ai la partie continue de la veine et Tauréole à la partie trouble, et que, suivant Plateau, la transformation du bourrelet en gouttelettes se rattache à la conversion d'un cylindre en masses isolées.

259. Temps nécessaire pour qu'un vase se vide complètement. — Parmi les conséquences du principe de Torricelli, se place encore l'évaluation du temps nécessaire pour qu'un vase se vide complètement. Soit un vase cylindrique, de section S et de hauteur H, percé à son fond d'un orifice, de section 5, par lequel s'écoule le liquide qui remplissait complètement le vase à l'origine. Au bout du temps f, la hauteur du liquide dans le vase est h ; et la quantité de liquide, — SrfA, qui s'écoule pendant le temps dt, est égale à s\/'2ghdt, 5' désignant la section contractée. On a donc

— S dh = s\ 2gh dt, ou

dh

\ii sysi '

d'où, en intégrant,

vA=vu-gy/f^

yH étant la constante déterminée par cette condition qu'à Forigine de Técoulement, pour ^ = 0, on ait // = H (*).

(^) La vitesse du liquide à l'orifice,

décroît proportionnellement au temps.

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