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ÉQUILIBRE DES GAZ. — PRINCIPE D'ARGHIMÊDE

redescendait doucement à une lieue de son second point de départ.

La route des airs était ouverte désormais. Les ascensions se sont

succédé nombreuses, mais bien peu, jusqu'à ce jour, ont réellement

servi la science. Nous noterons seulement les plus remarquables :

18 juillet i8o3, Robertson et Lhoôst 7*70""

20 août 1804, Biot et Gay-Lussac 4000

16 septembre i8o4, Gay-Lussac 7016

27 juillet i85o, Barrai et Bixio 7089

5 septembre 1 86a, Glaisher 8838 (*)

i5 avril 1875, Tissandier, Sivel et Crocé 8600 (*)

Ainsi Thomme a. su s'élever dans les airs aussi haut que les plus hautes montagnes. Malheureusement, il n'a pas, jusqu'à présent, réussi à s'y diriger. Des essais pleins de promesses ont cependant été faits dans ces dernières années. En i855, GifTard se risqua à monter un aérostat ovoïde, muni d'une hélice, que faisait tourner une petite machine à vapeur de trois chevaux; mais l'absence d'un moyen propre à tenir le ballon toujours plein et parfaitement gonflé rendit cette expérience dangereuse. Le 2 février 1872, M. Dupuy de Lôme effectua une ascension avec un

voulu gonfler entièrement Taérostat au départ; aussi l'expansion du gaz amena-t-elle sa rupture au haut de sa course.

On peut remarquer (['ailleurs que, tant qu'un ballon n*est pas complètement gonflé, sa /(/rc6 ascensionnelle reste sensiblement constante. En effet, la force ascensionnelle est mesurée par l'excès de la poussée de l'air sur le poids total du ballon. La poussée se compose de deux parties, dont l'une relative aux pièces solides de l'appareil est variable, mais négligeable en face de la deuxième, celle qui s'exerce sur le gaz remplissant l'aérostat. Cette dernière est donc seule à considérer. Or, tant que le gaz intérieur peut se dilater librement de façon à rester en équilibre de pression avec l'air extérieur, il prend le volume correspondant à cette pression, d'après la loi de Mariette. Le volume de l'air déplacé varie donc en sens inverse de la pression et, par suite, le poids de cet air reste invariable comme celui du gaz intérieur. En d'autres termes, la poussée est constante. Si d'autre part, malgré la diffusion, le poids total de l'aérostat n'a pas changé, la force ascensionnelle sera elle-même constante. Gonséquemment, le ballon tendra à prendre un mouvement uniformément accéléré; la force ascensionnelle au départ doit donc être très faible : quelques kilogrammes suffisent.

(*) A cette hauteur M. Glaisher s'évanouit; et le ballon, qui avait alors une vitesse ascensionnelle d'au moins cinq mètres par seconde, monta encore sans doute de plusieurs centaines de mètres.

(*) D'après les tubes barométriques Janssen, seuls témoins de la hauteur qu'atteignit une nacelle où étaient deux morts et un homme évanoui.

ballon oblong, véritable navire aérien, dont la forme et le gonOement rigoureux devaient assurer à la fois la stabilité et l'obéissance au gouvernail : l'aérostat se comporta parfaitement, prenant sous la poussée de son hélice, mue par huit manœuvres, une vitesse propre de huit kilomètres et demi à l'heure. Tout récemment eofio.

MM. Tissandier ont fait une expérience intéressante avec ud aérostat très bien construit, pourvu d'une hélice actionnée par un moteur électrique qu'animait une batterie de vingt-quatre éléments au bichromate de potasse (*).

(■) Voir La ffalure; s* semestre 181*3.

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