MIROIRS CONCAVES
comme dans l'exemple ci -dessus, on prouve, par des considérations géométriques, que le point F, où le rayon lumineux vient rencontrer l'axe, est le milieu de AC, c'est-à-dire qu'il est à égale distance du centre et du miroir. Cette propriété étant commune à tous les rayons parallèles à l'axe, il en résulte qu'après s'être réfléchis , ces rayons viennent tous concourir en un môme foyer F, comme le montre le dessin.
Le foyer qu'on vient de considérer, celui qui se forme à égale distance du centre et du miroir, est désigné sous le nom de foyer principal; il se produit toutes les fois que les rayons qui tombent sur le miroir sont parallèles à son axe ; on en voit un exemple dans la figure 163, qui représente un faisceau de lumière solaire tombant sur un miroir concave. Si l'on place, au point de concours des rayons réfléchis, un petit écran de verre dépoli, il y apparaît un point lumineux très- éclatant; c'est le foyer principal. On va voir qu'il en existe en outre deux autres : le foyer conjugué et le foyer virtuel. Pour distinguer le foyer principal des deux autres, nous le désignerons dans tous nos dessins par la lettre F.
269. Foyer conjugué. — Dans les exemples qui précèdent, nous avons considéré des faisceaux de rayons parallèles, ce qui suppose l'objet lumineux placé à l'infini, ou du moins à une très -grande distance. Soit actuellement le cas où la source de lumière étant à une petite distance, les rayons qui tombent sur le miroir sont divergents, comme le montre la figure 1 64. Ici les rayons réfléchis sont bien encore convergents, mais ils le sont moins que dans les figures 162 et 163, ce qui résulte de la divergence que possède la lumière en arrivant sur le miroir. Par suite, le point où vont concourir les rayons réfléchis en est plus éloigné ; au lieu d'être en F, à égale distance du miroir et du centre, il est en b entre les points F et C. Ce point 6, où viennent se réunir les rayons réfléchis, est encore un foyer ; pour le distinguer du foyer principal F, on le désigne sous le nom de foyer conjugué^ d'un mot latin qui veut dire lié, parce qu'il existe entre la position du point lumineux B et celle du foyer 6, cette liaison que lorsque l'objet lumineux est en B, les rayons viennent former leur foyer en b; et que réciproquement si le point lumineux est transporté au point 6, les rayons réfléchis vont former leur foyer en B.
O» a w qa'ii n'r a qa'ne poatkm muqw povr le farvr piinâfal. bqo^fli^ #» à ^^le dÎËtaiMV da fmtrr f< da mirar; il n'en Mt |Ja- >inïi dn (oyer ccajgaar. dont h p>»t)oii «t a< Ins-^ariafalr. £0 rllrt, soppoeoie qo». dut? la fi^nv b tnwpe soit tkÀptét àa miroir, b div«r«nm des rayons que «tai-d n^t dinÛDDaDt à taeswv qu'on rï«nle b bougie, les njOK! réfléchis conver^ml de p)a? en pin? . et le Iner 6 se rappracbe du point F. avec lequel il finira par couicider quand la
bougie géra suffisamment éloignée pour que les rayons incidents mient sengiblemenl parallèles.
Au contraire, si la bougie se rapproche du miroir, les rayons qui tombent sur celui-ci formant un faisceau de plus en plus divergent, il en sera de même de la lumière réfléchie; par suite, les rayons renvoyés par le miroir allant concourir de plus en plus loin, le foyer b avancera vers le centre C; et si la bou^e s'approche du même point jusqu'à coïncider avec lui, il en sera de même du foyer 6, en sorte que la bougie et son image se confondront en C.
Enfin, si la bougie, se rapprochant toujours du miroir, passe itntre le centre et le foyer principal P, le foyer conjugué b continuant h s'éloigner du miroir, passe de l'autre côté du centre, et \» m former d'autant plus loin que le corps lumineux est plus près du foyer principal; si la bougie vient coïncider avec ce dernier point, le foyer conjugué va se former à une distance infinie, et lim rayons réfléchis deviennent parallèles
CiiH (lifférontH effets ris réflexion sont une conséquence de l'éga-