Dîttrîbutîon de la force magnétique dans les aimants
La force avec laquelle un aimant attire le fer n'est pas la même dans toutes ses parties. C'est aux extrémités qu'a lieu la plus grande attraction; de là elle décroît rapidement en avançant vers la partie médiane, où elle est nulle. Pour le démontrer, on plonge un barreau aimanté dans de la limaille de fer, et lorsqu'on l'en retire on voit la limaille adhérer à l'extrémité du barreau en filaments longs et serrés ( fig. 237 ) ; mais si l'on roule l'aimant tout entier dans de la limaille, aucune parcelle ne s'attache à la partie moyenne dé l'aimant.
Les deux extrémités, oij a lieu la plus grande attraction, s'appellent les pôles de l'aimant, et la partie médiane, oîi l'attraction est nulle, est la ligne neutre. Tout aimant, naturel ou artificiel, quelle que soit sa forme, a deux pôles et une ligne neutre. Quelquefois, outre les deux pôles principaux , on observe dans la Ion-
MAGNETISME
gueur des barreaux des pâles intermédiaires qu'on mmae points eonié^venU. Cela lient à une trempe inégale ou à des frictions irréguJières lorsqu'on a aimanlé le barreau. Nous supposerons toujours que les aimants n'ont que deux pôles. L'action des aimants sur le fer s'exerce au travers de tous les
Ainunt portant de h linuills d< ter.
corps. Par exemple, on place un barreau aimanté sur une table, puis on pose dessus une feuille de carton, et avec un petit tamis on fait tomber dessus de la limaille de fer. Or, à mesure que celle-ci tombe, sollicitée par l'attraction respeclive des deux pôles, elle se dispose en longs filaments qui vont, en courbes régulières, se réunir d'un pAle à l'autre, comme on le voit dans la figure 338; mais au-dessus de la région moyenne de l'aimant, il ne se manifeste an-
PKOPBIETES I
r toute
cune action, et la limaille s'y dépose comme elle le ferait si autre Bubslaoce.
330. HjrpotlièM dM dem flnidei magnMiqne* i loû de leon ■ttraotioD» et ripiikioiu mutuelles — Lorsque l'on compare entre eux les deux pôles d'un aimant relativement à l'action attractive qu'ils exercent sur le Ter, on observe une identité complète; mais il n'en est plus ainsi des actions mutuelles qui s'exercent entre les
pôles de deux aimants. En eRet, si au même pôle d'une aiguille magnétique ab, mobile sur un pivot (fig. 339), on présente successivement les deux pôles d'un barreau aimanté qu'on tient à la main, on observe ce phénomène curieux que le pôle a de l'aiguille étant attiré par le pôle B du barreau , il est au contraire repoussé par l'autre pôle de ce dernier; ce qui montre que les pôles du barreau no sont pas identiques entre eux, puisque l'un repousse le pôle a tandis que l'autre l'attire. On constate facilement la même difTorence entre les deux pôles de l'aiguille ab, car si l'on présente successivement le même pôle B du barreau à chaque extrémité de l'aiguille, on observe que le pôle a étant attiré, le pôle b est repoussé. Pour expliquer cette action inverse des pèles des aimants, on a admis l'existence de àeim/tuides magnétigues, c'est^-dire de deux