CHAPITRE III
HéCRÉATIONS ELECTRIQUES.
355. EUnoelle électrique. — Dans le siècle dernier, à une époque où les phénomènes électriques avaient encore tout l'attrait de la nouveauté, les physiciens se plaisaient à donner, sous des formes
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variées, cra mëmps phénomènes en spectacle à la foule. Franklin lui-même, donl nous aurons il citer bientôt les importantes découvertes, Franklin, qui fut membre correspondant de l'Acadëmie des sciences de Paris, ambassadeur à la cour de France, membre du Conseil exécutif suprême de Plilladelphie aimait k se livrer à ces récréations électriques s La B bhothèque de Philadelphie, écnt-il
^hiDe électrique
dans ses lettres sur I électricité ayant reçu en présent, de Londres un tube déferre avec quelques instructions sur son usage je saisis avec joie 1 occasion de répéter les expériences que j avais va faire peu auparavant h. Boston, par le docteur ï^pence, récemment arrive d Ecosse. A. force de pratique, j acquis une grande facilité dans ces exercices, ajoi>tant de temps à autre de nouvelles expériences à celles dont le compte-rendu nous était venu d'Angleterre. Je dis & force de pratique, ajoute-t-il, car ma maison ne désemplissait pas de gens avides de voir ces merveilles. Pour
nàCRÉATIONS ÉLECTRIQURS. 44S
alléger un peu ma l)eaogne je fis faire plusieurs lubes semblables
à noire lerrene desquels nos amis se servirent el nous eûmes
ainsi plusieurs démonstrateurs Or Franklin avait alors 43 ans.
Le «ujet du il était tout à Tait neuf pour moi » ce qui ne con-
i îoi — Tibouret
tribua pas peu, sans doute, au vif intérêt que cette étude lui inspira et au\ succès rapides qu'il y obtint.
Une des premières expériences que se plaisent à répéter les personnes qui voient pour la première fois fonctionner une machine électrique, c'est d'en approcher la main pour en tirer des étincelles, comme le représente la figure î60, étincelles qui sont accompagnées d'une piqûre et d'une commotion d'autant plus vives que la machine est plus puissante.
Ces étincelle§ proviennent de la ctHubinaison des deux fluides
ÉLBCTHICITB.
contraires par suite d'une électrisation par influence. En effet, le fluide positif de la machine agissant à distance sur le fluide naturel de la main, pour le décomposer, repousse dans te sol le fluide positif et attire le fluide négatif. Or, lorsque l'attraction mutuelle des électricité contraires de la machine et de la main l'emporte sur la résistance de l'air, les deux fluides font explosion pour se réunir avec un bruit sec et une vive lumière qui constituent l'étincelle électrique. Quand une machine électrique est puissante, les étincelles qu'on en tire affectent la forme en zigzag de l'éclair dan^i les nuées orageuses.
3Gfi. Tabouret ileotrique. — C'est surtout lorsqu'on tire du
corps humain l'étincelle électrique , qu'elle présente un aspect curieux. Pour cela, une personne étant montée sur un tabouret à pied de verre qui l'isole, elle pose la main sur l'un des conducteurs de la machine électrique ( Bg. 36< j. Si l'on fait alors tourner le plateau, le corps humain élant bon conducteur de l'électricité, la personne isolée se charge d'électricité comme les conducteurs, sans ressentir aucun elfet qu'un léger souffle sur la figure et sur les mains. Or, si alors une seconde personne touche la main de celle
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qui eet sur le labouret, elle en tire les mêmes étincelles que de la machine.
337. Carillon dMlnque. — Le cartllon électrique est une sonnerie qu'on fait marcher au moyen d'attractions et de répulsions électriques. Elle se compose de trois timbres métalliques suspendus à une tringle horizontale de cuivre, qu'on met en communication avec la machine électrique [fig. î6S). Les deux timbres & et c sont suspendus par des c«rdes métalliques; mais celui du milieu eet
Rg. iii. — Duue lies puiiui.
soutenu par un cordon de soie, et, de plus, il est mis en communication avec le sol par une chaîne. Entre les timbres sont suspendues deux petites boules de cuivre isolées par des Bis de soie auxquels elles sont atUchées. Or, aussitôt que ta machine se charge, l'électricité passant sur les timbres ô et c, ceux-ci attirent les Ixiules de cuivre qui viennent les Trapper; mais repoussées aussitôt, elles vont Trapper le timbre du milieu sur lequel elles perdent
RLECTRIGITÂ.
rélectriciU' qu'elles ont prise aux deux autres. Elles sont alors attirées de nouveau, puis repoussées, et ainsi de suite tant qu'on tourne le plateau de la machine : d'où résulte le carillon électrique. 358. Dame des pantîni. — La danse des pcMfins ou théâtre électrique est, comme le carillon, une application des attractions et des répulsions dos corps électrisés. Cette expérience consiste à placer un petit pantin très-léger, en moelle de sureau, entre deux disques métalliques communiquant l'un avec le sol au moyen d'une chaîne, et Tautre avec la machine électrique (ûg. S63). Aussitôt
que celle-ci se charge) on voit le petit pantin successivement attiré et repoussé de l'un à l'autre, comme s'il exécutait de lui-même une série de sauts avec une grande agilité, ce qui amuse toujours beaucoup ceux qui sont témoins de 'Cette expérience.