‹ Cours de physique, purement expérimentale, à l'usage des gens du mondeChapitre 168 sur 196 · Tounûquet éleoln · texte numérisé non relu

Tounûquet éleoln

que. — Le tourniquet éiee-

trique est un petit appareil fondé sur le pouvoir des pointes (349). Il se compose de quatre à cinq branches

Rg. 264. - Tourniquet électrique. ^q Cuivre horizontales, tOUteS

recourbées dans le même sens ( fi g. ^64 ). Ces branches, qui sont terminées en pointe , sont toutes fixées à une chape commune qui repose sur un pivot de cuivre. En plaçant cet appareil sur la machine, aussitôt qu'elle se charge, on voit le tourniquet prendre un mouvement de rotation rapide dans le sens marqué par la flèche. Ce mouvement est dû à l'écoulement du fluide électrique qui se dégage par les pointes. Or, comme ce petit appareil ne marche pas dans le vide, mais seulement dans l'air, cela prouve qu'il ne faut point expliquer son mouvement par un effet de réaction analogue à celui qui a lieu dans le tourniquet hydraulique (74 ), mais par un effet do répulsion entre l'électricité des pointes et celle qu'elles communiquent à l'air en se déchargeant.

lOSS BLBCTRIOUBS. •»»

- Lœw/ Électrique est «ne expérionce de lumière électrique dans le vide; elle se fait dans un globe de verre rond ou ovoïde, muni de deux tiges de cuivre à bouton , communiquant l'une avec la machine électrique, l'autre avec le sol. Enfin, dans le pied de l'appareil est un robinet qui peut se visser

Fig. H5. — CEnC électrique.

sur la machine pneumatique. Cela posé, ayant fait le vide dans le globe, on le dispose comme le représente la figure 165, puis on fait marcher la machine-électrique. Si l'expérience est faite dans l'obscurité, on voit alors une belle lueur violacée se répandre en jet continu de la boule supérieure à la boule inférieure. Cette lumière est due à l'électricilé de la machine qui, n'étant pas retenue par la résistance de l'air, s'écoule vers le sol.

361. C>n««u magiqiM. — Le carreau magique se compose d'un carreau de verre dont l'une des faces est recouverte en partie d'une longue bande d'étain, repliée plusieurs fois sur elle-même

450 KLscTniciTB.

de manière â former une série de trails mélalliques, parallèles e( très -rapprochés. Le carreau étant soutenu verticalement sar deni pieds de verre, le bout supérieur de la bande d'élain est mis eo communication avec la machine électrique par un conducteur, et le bout inférieur »\'ec le soi au moyen d'un cordon métallique.

FIg. 168. — Gaireaa magique.

Dans cet état, si l'on fait marcher la machine, réiectricilé s'écoulera par la bande d'étain sans aucune étincelle; mais si préalablement on pratique avec un canif, dans la bande d'élain , de légères solutions de continuité, une étincelle apparaîtra ensuite à chacune d'elles; et si l'on a disposé les découpures de manière à représenter un objet déterminé, une fleur, un monument, des mots, on voit

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ces objets se reproduire en Irails de feu tant qu'on (ait marcher la machine électrique ( fig. S66 ). Celte expérience est une conséquence de la prodigieuse vitesse avec laquelle le fluide électrique se propage, vitesse qu'on a constata Être d environ 170000 kilomètres par seconde. Il en résuit* que, quoique dans 1 espérience ci-dessus les étincelles soient en réalité successives elles paraissent toutes simultanées.

36S. CuoD de Volta. — Le cofton de folta n'est pas seule-

ment «ne récréalion électrique, c'est aussi une expérience qui démontre un fait scientifique important, savoir : que l'étincelle électrique peut déterminer des réactions chimiques. Par exemple, l'eau étant Tormée de deux gaz, l'hydrogène et l'oxygène, dans le rapport de deux volumes du premier pour un volume du second , si l'on mélange ces deux pz dans ce même rapport, et qu'on fasse passer dans le mélange une étincelle électrique, instantanément les deux gaz se combinent pour faire de l'eau. De plus, cett« combinaison est accompagnée d'une vive lumière et d'une forte détonation, cette dernière étant due à la force expansive <lé la vapeur

452 KLKCTRIGITK.

(F eau qui se produit à une température trè^-élevée au moment de la combinaison.

C'est sur cette propriété des mélanges qui détonnent ainsi par l'étincelle électrique qu'est fondé le canon de F'olta^ représenté dans la figure S67. C'est un petit canon de cuivre, isole sur un pied de verre. Dans la lumière du canon est un tube de verre, et dans ce tube une tige de cuivre terminée, au bout extérieur, par une petite boule de mêm9 métal, et, de l'autre, approchant trèsprès de la paroi intérieure du canon, mais sans la toucher. Cela posé, ayant introduit un mélange de deux parties d'hydrogène et d'une partie d'oxygène dans le canon, on ferme celui-<5i hermétiquement avec un bouchon, puis on le fait communiquer avec le sol au moyen d'une chaîne métallique. Approchant alors le disque de rélectrophore , l'étincelle jaillit sur la petite boule, et en même temps dans l'intérieur du canon. Or, c'est cette étincelle intérieure qui détermine la combinaison des deux gaz avec une violente explosion qui lance au loin le bouchon.

Sous le nom de pistolet de f^olta^ on construit aussi un petit appareil en fer- blanc dans lequel on fait détonner un mélange d'oxygène et d'hydrogène, ou d'air et d'hydrogène; pour cela, on le tient à la main et on en présente le bouton à la machine électrique.

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