Gondîtîont pour que let îndîcatîont du baromètre soient
exactes. — Pour qu'un baromètre, soit à cuvette, soit à siphon, donne des indications précises, il est nécessaire que la partie supérieure du tube, qui est vide de mercure, soit aussi vide d'air et d'humidité. En effet, s'il restait un peu d'air au haut du tube, cet air, en vertu de sa force élastique, refoulerait la colonne de mercure et l'empêcherait d'atteindre la hauteur qu'elle doit avoir pour représenter la pression de l'atmosphère. Il en serait encore de même si le haut du tube contenait de l'humidité, car celle-ci donnerait naissance à des vapeurs, et nous verrons, dans l'étude de la chaleur, que les vapeurs possèdent, comme les gaz, une force expansive plus ou moins grande. Or, sur les tubes de verre il y a toujours une couche d'air et d'humidité adhérente aux parois, tant à rintérieur qu'à l'extérieur. Sous la pression ordinaire de l'atmosphère, cette couche abandonne difficilement le verre, mais dans le vide barométrique, où il n*y a pas de pression, elle s'en sépare, et de là résulte un mélange d'air et de vapeur qui agit, comme nous Tavoris dit ci-dessus, pour abaisser la colonne de mercure. On ne parvient point à chasser l'air et l'humidité qui adhèrent au tube en remplissant celui-ci de mercure; il faut encore faire
bouillir le mercure dans le tube même. Pour cela, on place celui-ci plein de mercure, et l'extrémité ouverte en haut, sur une grille de fil de fer inclinée, et on en approche lentement des charbons incandescents jusqu'à ce que l'ébullition se manifeste. En la prolongeant quelques minutes, l'air et l'humidité sont complètement entraînés par les vapeurs de mercure qui se dégagent.
On reconnaît si un baromètre est bien purgé d'air et d'humidité en l'inclinant doucement : le mercure se rapproche alors de l'ejçtrémité du tube et le frappe en rendant un coup sec et métallique, quand il n'y a ni air ni humidité qui amortissent le choc; mais le coup est sourd , s'il reste de l'air ou de l'humidité.