‹ Cours de physique, purement expérimentale, à l'usage des gens du mondeChapitre 52 sur 196 · MACHINE DE COMPRESSION · texte numérisé non relu

MACHINE DE COMPRESSION

lition pendant quelque temps. Sous l'influence de la chaleur, le peu d'oxygène qui restait dans le flacon est absorbé par les substances organiques que celui-ci contient, en sorte qu*il ne reste plus, à l'état libre , que de l'azote , gaz impropre à développer la fermentation. Aussi, des produits ainsi préparés se sont-ils conservés jusqu'à vingt années sans altération. Généralement aujourd'hui, au lieu de flacons de verre, on fait usage de boîtes de ferblanc.

En Angleterre, le procédé d'Apport a été modifié de la manière suivante : au lieu de faire bouillir les substances alimentaires dans des boites de fer-blanc hermétiquement closes, on réserve dans le couvercle de celles-ci un petit trou destiné à laisser dégager les vapeurs produites pendant l'ébullition, et, en même temps, l'air qui restait dans les boîtes, lequel est entraîné avec les vapeurs. Lorsqu'on juge que tout l'air est ainsi expulsé, on laisse tomber, sur le petit trou du couvercle, une goutte de plomb fondu qui le ferme complètement. Ce procédé est pratiqué en grand par les Anglais pour fournir leurs flottes de viandes et de légumes frais, qui contribuent puissamment à entretenir la santé des équipages.

4 29. Machine de oompreMîon. — La machine de Compression est un appareil qui sert à comprimer l'air. Représentée dans la figure 91 , elle a beaucoup de rapport avec la machine pneumatique. Comme celle-ci, elle est composée de deux corps de pompe et d'un récipient. Les corps de pompe sont en cuivre, ou en verre épais, afin d'être plus résistants; et le récipient consiste en un cylindre de cristal à parois épaisses, fermé à ses deux bouts par deux plateaux de cuivre, qu'on serre fortement contre les bords du cylindre au moyen de quatre colonnes de cuivre à vis de pression. En cas de rupture du cylindre par l'effet de la pression intérieure, on l'enveloppe d'un grillage de fil de fer destiné à arrêter les éclats de verre qui seraient projetés au loin. Enfin, entre les corps de pompe et le récipient est un petit manomètre à air comprimé (124), consistant en un réservoir cylindrique m qui contient du mercure dans lequel plonge un tube de verre plein d'air.

Pour se rendre compte du jeu de la machine, il nous reste à ajouter que dans Tintérieur des pistons et au bas des corps de pompe sont quatre soupapes tout à fait semblables à celles de la machine

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pneumatique, mais ouvranl en sena contraire, c'est^-dire de haut en bas. Cela posé, loi^ue les piâlons desceadent, leurs soupapes se feraient, tandis que celles qui sont en bas des corps de pompe s'ouvrent, d'où il résulte que l'air contenu dans ceux-ci est refoulé dans le récipient. Au contraire, lorsque les pislonâ remontent, les

soupapes placées à la base des corps de pompe se fermait, et l'air du récipient ne peut revenir dans c«s derniers; mais comme, en même temps, les soupapes des pistons s'ouvrent par l'effet de la pression atmosphérique qui pèse dessus, uiie nouvelle quantité d'air pénètre dans la partie inférieure des corps de pompe, laquelle masse d'aJr, au coup de piston suivant, sera refoulée dans le récipient, et ainsi de suite. En sorte que la masse de l'air et, par suite, la tension vont toujours en croissant dans le récipient. Cette tension se mesure en atmosphères à l'aide du manomètre dont le pied communique avec le conduit qui va des corps de pompe au récipient.

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