DES VENTS
entrailles de la terre, et que certaines cavernes étaient destinées à leur donner une issue. D’après la fable, fiole, dieu des vents, avait sa demeure dans une lie voisine de la Sicile, et là il les tenait renfermés ou les mettait en liberté, suivant son bon plaisir.
On a longtemps admis que tous les vents étaient le résultat d’une impulsion. Franklin , le même dont nous parlerons bientôt en traitant de l’électricité, constata, le premier, qu'il y a aussi des vents par aspiration, c’est-à-dire se propageant successivement en sens contraire à leur direction. Par exemple, quand on fait marcher un soufflet, il se produit deux vents, l’un dû à l’air qui entre dans le soufflet, c’est un vent par aspiration; l’autre dû à l’air qui sort, un vent par impulsion.
Dans tous les cas, les vents ont toujours pour cause des variations de température dans la masse de l’atmosphère, variations d’où résultent des dilatations et des contractions (207) qui en troublent l’équilibre, et donnent naissance aux courants d’air qui constituent les vents. Par exemple, si l’air s’échauffe -sur une certaine étendue de pays plus que dans les contrées voisines, il se dilate, s’élève dans les hautes régions de l’atmosphère et s’écoule latéralement en produisant des vents soufflant des contrées chaudes vers les contrées froides, et agissant par impulsion. Au contraire, dans les parties inférieures de l’atmosphère, l’air arrivant des régions voisines pour remplacer celui qui s’est élevé, il en résulte des vents de direction contraire aux premiers; mais ici ce sont des vents par aspiration.