‹ Cours de physique purement expérimentaleChapitre 152 sur 199 · MAGNÉTISME TERRESTRE · texte numérisé non relu

MAGNÉTISME TERRESTRE

s’exerce sur le fer. On rend l'expérience plus piquante en dissimulant l’aimant dans un morceau de pain.

332. Force coercitive. — Toutes les substances magnétiques ne se prêtent pas également à l’action par influence qu’exercent sur elles les aimants. Dans les unes, la séparation des deux fluides s’opère sans obstacle et pour ainsi dire instantanément : tel est surtout le fer doux , c’est-à-dire le fer pur; mais dans d’autres, au contraire, la séparation des fluides présentant une résistance plus ou moins grande, ne s’obtient qu’à l’aide d’aimants puissants et exige un temps plus ou moins long; dans ce dernier cas sont l’acier trempé et le fer lorsqu'il est combiné à des corps étrangers, tels que le soufre, le phosphore.

La résistance qu’il faut vaincre pour séparer les deux fluides magnétiques a été nommée force coercitive , d'un mot latin qui veut dire resserrer. Dans le fer doux, cette force est nulle; dans l’acier, elle est très-grande et croit avec le degré de trempe. C’est pourquoi le fer doux, mis en contact avec un aimant, devient aussitôt un aimant; mais il perd ses propriétés magnétiques dès qu’il est éloigné, parce que les fluides qui s’étaient séparés instantanément se réunissent de même. C’est l’inverse avec l’acier; mis en contact avec un barreau aimanté, il ne s’aimante que lentement; mais séparé du barreau, la même force coercitive qui s’opposait à la séparation des deux fluides, s’oppose actuellement à leur réunion, et l’acier conserve toujours, au moins en partie, l’aimantation qu’il a feçue.

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