‹ Cours de physique purement expérimentaleChapitre 184 sur 199 · T K LKI.HAP II K S K L E 0 T H I O U ES · texte numérisé non relu

T K LKI.HAP II K S K L E 0 T H I O U ES

branche s’enroule un grand nombre de fois un fil de cuivre recouvert de soie, de manière à former deux fortes bobines sur lesquelles l’enroulement a lieu en sens contraire. Aussitôt qu’un courant un peu énergique passe dans le fil, le fer s’aimante et devient un aimant très-puissant; mais dès que le courant est interrompu, tout signe d’aimantation disparaît (402).

La force des électro- aimants dépend de leurs dimensions, du nombre de tours du fil et de l’énergie du courant. 11 ne faut pas un électro -aimant extrêmement puissant pour porter une personne, comme on le voit dans la figure 300. On en construit qui portent jusqu’à quatorze ou quinze personnes, et on pourrait en construire qui porteraient bien davantage. Ces appareils ont reçu d’importantes applications dans les télégraphes, les horloges et les moteurs électro-magnétiques.

404. Télégraphes électriques. — Les télégraphes électriques sont des appareils dans lesquels on applique les courants voltaïques à la transmission des signaux, non-seulement à des distances considérables, mais avec une prodigieuse vitesse.

Dès le siècle dernier, on avait pensé à utiliser la vitesse de propagation du fluide électrique pour correspondre d’une extrémité à l’autre d’un fil conducteur. Lorsque CErsled eut fait connaître l’action directrice des courants sur l’aiguille aimantée, Ampère proposa, en 1820, de transmettre des signaux au moyen de courants qu’on ferait passer dans des fils métalliques au-dessus d’aiguilles aimantées, en faisant usage d’autant d’aiguilles et de fils qu’il y a de lettres. M. Steinheil, à Munich, construisit, en 1837, un télégraphe de ce genre; mais les télégraphes électriques ne purent acquérir la précision et la simplicité qu’ils ont aujourd’hui que lorsqu’on les fit marcher à l’aide d’électro- aimants, application dont l’initiative est due à M. Wheatstonc, à Londres, en 1840.

Depuis lors, on a beaucoup varié le mécanisme des télégraphes

Fig. 299. — Électro-aimant.

ELECTRICITE

électriques, et il faudrait des volumes pour décrire tous les appareils qui ont été construits. Cependant, on peut les rapportera trois genres principaux : les télégraphes à lettres, à signaux, et enregistreurs. Tous sont fondés sur le même principe, qui est fort

Fig. 300. — Personne portée par un électro-aimant.

simplo : à la station qui envoie la dépêche est une pile, à celle qui la reçoit est un électro-aimant, et ces deux appareils sont reliés l’un à l’autre par un fil métallique qui va de la première station à la seconde. Lorsque le courant passe dans le fil, l’électro- aimant fonctionne et attire une armature de fec doux qui transmet son mouvement à d’autres pièces servant de signaux. Dès que le courant no passe plus, un ressort ramène l’armature à sa première position; en sorte que c’est en établissant et en interrompant suç-

Page 1