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ne sachant à qui attribuer ce singulier message, le reçurent avec assez peu de courtoisie.
Pour distinguer les ballons à air chaud des ballons à gaz hydrogène, on a donné aux premiers le nom de Montgolfière, du nom de leurs célèbres inventeurs, et aux derniers celui d’ aérostats , do deux mots latins qui veulent dire se tenir dans l’air.
440. Remplissage et ascension des aérostats. — Les ballons à gaz hydrogène sont les seuls en usage aujourd’hui. On les gonfle soit avec de l’hydrogène, soit avec du gaz d’éclairage, qui est un composé d'hydrogène et de carbone, et qui est plus dense que l’hydrogène, mais bien moins dense que l’air. On l’emploie généralement pour gonfler les ballons, parce que toutes les grandes villes étant éclairées au gaz, on l’obtient plus facilement et à meilleur compte que l’hydrogène, dont la préparation est longue et plus dispendieuse.
La figure 105 représente un ballon gonflé par le gaz d’éclairage. Celui-ci est amené de l’usine où on le prépare, au moyen d’un long tube de cuir qui aboutit à la partie inférieure du ballon. Afin de faciliter l’introduction du gaz dans le ballon, on dresse deux mâts destinés à lui servir de tutelle. Pour cela, aux sommets de ces mâts sont deux poulies sur lesquels s’enroule une corde qu’on peut tendre plus ou moins et qui passe dans un anneau fixé à la partie supérieure de l’aérostat. Par ce mécanisme, celui-ci étant d’abord soulevé d’un mètre environ au-dessus du sol, on fait arriver le gaz; puis, à mesure que le ballon se remplit, on le soulève un peu plus haut, en tendant la corde qui le soutient et en l’aidant à se déployer. Bientôt, non -seulement le ballon n’a plus besoin de tutelle, mais il faut s'opposer à sa force ascensionnelle. Pour cela, on l’enveloppe d'avance d’un filet auquel sont fixées des cordes que des hommes tiennent à la main. Pendant que le ballon est ainsi captif, on détache le tube qui a servi à amener le gaz et on attache la nacelle au filet. On nomme ainsi une espèce de panier d’osier dans lequel se place l’aéronaute. Lorsqu’il y est monté, au commandement de lâchez tout, les hommes abandonnent les cordes, et le ballon, devenu libre, s'élève avec une vitesse d’autant plus grande que la poussée de bas en haut l’emporte davantage sur son poids. Il suffit que l’excès de celte poussée sur le poids total du ballon
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soit de 4 à 5 kilogrammes. Il importe de ne pas gonfler le ballon entièrement, car la pression atmosphérique diminuant à mesure
Fig. 105. — Remplissage des ballons.
qu’il s’élève, le gaz intérieur se dilate et ferait crever l'enveloppe, si elle était gonflée complètement dès le départ.
Afin de pouvoir s’élever à volonté, l’aéronaute emporte avec lui du lest consistant en de petits sacs remplis de sable. Si la descente s'effectue trop rapidement, ou dans un endroit périlleux, on vide quelques-uns de ces sacs, et le ballon, ainsi allégé, s’élève de nouveau. On facilite encore la descente en suspendant, par une longue corde, une ancre à la nacelle. Une fois que cette ancre est
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fixée à un obstacle, on s’abaisse lentement en tirant sur la corde. Celle ancre et les sacs de toile sont représentés à côté de la nacelle dans la figure 105. Enfin, au sommet du ballon est une ouverture fermée par un esoupa]>e qui est retenue par un ressort et s’ouvre de dehors en dedans. On fait marcher cette soupape au moyen d’une corde qui descend jusqu’à la nacelle. Lorsque l’aéronaute veut effectuer sa descente, il tire la corde,- et la soupape s’ouvrant, une partie de l’hydrogène contenu dans le ballon s’échappe et est rem-* placée par de l’air; or, celui-ci étant plus pesant que l’hydrogène, fait descendre le ballon.
C’est à l’aide du baromètre qu’une fois dans les hautes régions de l’atmosphère, l’aéronaute reconnaît s’il monte ou s’il descend. Dans le premier cas, la colonne de mercure baisse dans le tube barométrique, car la pression diminue; dans le second, au contraire, le mercure monte.
1 il . Parachute. — Le parachute est un appareil à l’aide duquel un aéconaute peut abandonner son ballon et se laisser descendre assez lentement pour ne pas se blesser. Il consiste en une toile circulaire d’environ 5 mètres de diamètre et présentant, quand elle est tendue, la forme d’un vaste parapluie dont les baleines sont remplacées par des cordes, qui se prolongent pour aller s’attacher toutes à une même nacelle. Tantôt, le parachute, replové comme un parapluie fermé, est attaché à la partie inférieure du ballon, et au-dessous de lui pend la nacelle; tantôt, le parachute est attaché sur le côté du ballon, et ses cordes viennent se réunir à une nacelle plus petite placée dans celle qui est attachée au filet en corde qui enveloppe le ballon. Lorsque l’acronaute veut descendre en parachute, il lui suffit, étant dans la nacelle fixée à celui-ci, de lâcher la corde qui lie le parachute au ballon au moyen d’une poulie. La descente s’accomplit aussitôt avec une vitesse effrayante; mais f air qui s’engouffre dans les plis du parachute, le force à s’ouvrir, et aussitôt, vu la grande surface qu’il présente à l’air, la descente s’opère avec une lenteur suffisante pour que l’aéronaute atteigne la terre sans choc trop brusque. Un trou, placé au centre du parachute, sert à laisser échapper l’air comprimé par la toile. Sans cette précaution, le parachute oscillerait d’une manière dangereuse pour celui qui est dans la nacelle.
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