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GRÊLE

515. Par suite de l'abaissement de température qui devient d'autant plus grand qu'on s'éloigne davantage de la surface de la terre, il peut aisément se former dans les régions supérieures de l'atmosphère de petites parcelles de glace, provenant de la congélation de vapeurs aqueuses. Ces parcelles solides très-légères, venant à se trouver placées entre deux nuages électrisés différemment, sont

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allirées el se portent à la surface de Tua d'eux ; là elles augmentent de volume par la congélation delà vapeur, avec laquelle elles se trouvent en contact, et s'électrisenl comme le nuage qui les repousse alors , tandis qu'elles sont attirées par l'autre : elles se portent sur la surface de ce dernier, qui les repousse à son tour , après qu'elles y ont augmenté de volume et s'y sont éleclrisées comme lui. Ces petits corps glacés se portent donc ainsi alternativement d'un nuage à l'autre , grossissant toujours et s'arrondissanl par les frottements qu'ils se font éprouver réciproquement, jusqu'à ce que les nuages venant à se séparer, ou le poids des grêlons devenant trop considérable, ils tombent à la surface de la terre: ce qui confirme cette théorie, c'est le cliquetis qu'on entend fréquemment avant la chute de la grêle et qui est produit par le choc des grêlons dans leur passage d'un nuage à l'autre.

On peut représenter fidèlement le mouvement des grêlons entre les nuages, au moyen de balles de moelle de sureau, placées entre les plateaux qui servent à faire l'expérience de la danse électrique.

La théorie que nous venons d'établir est due à Voila. Ce physicien expliquait la formation des parcelles de glace primitives en disant que les rayons solaires , en frappant la surface supérieure d'un nuage très-dense, sont absorbés presqu'en totalité; qu'il en résulte une évaporalion très-prompte et que cette évaporalion produit assez de froid, pour que des parties d'eau voisines puissent se congeler. L'hypothèse de Voila étant soumise à de sérieuses objections , on commence à l'abandonner , mais sans pouvoir encore la remplacer par rien de certain. On suppose que les parcelles glacées, centre et origine des grêlons, sont produites par un refroidissement dû à des vents froids qui viennent à rencontrer une atmosphère chaude et humide. Ces vents poussant avec une grande rapidité et dans une direction presque horizontale, ces rudiments de grêlons à travers les nuages qu'ils refroidissent et condensent en même temps , il est inévitable que de nouvelles couches de glace concentriques se forment autour des grêlons , qui peuvent ainsi en peu de temps atteindre une assez grande dimension.

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