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LE SOLEIL

417. La principale source de chaleur, c'est le soleil. Une surface est d'autant plus échauffée que les rayons solaires y tombent plus perpendiculairement. L'instant le plus froid de la journée est celui qui précède de quelques minutes le lever du soleil, parce que c'est le moment où celui-ci a été le plus longtemps absent. L'instant le plus chaud est entre deux et trois heures de l'après-midi , parce qu'alors la surface terrestre est échauffée par la chaleur concentrée de midi et par les rayons actuels

(rt) Cette profondeur est considérablement réduite par la progression rapide que l'intensité de la chaleur doit éprouver en approchant de sa source.

encore très-ar dénis. Il en est de même pour le moment le plus cbaud de l'année. C'est le mois de juillet, et non le 21 juiti.

Le voisinage des grandes masses d'eau cause un abaissement de tempéralure : en effet , elles absorbent les rayons solaires, tandis que la terre ne les laisse pas pénétrer et les retient , pour ainsi dire, à sa surface. Le calorique latent absorbé par la vapeur d'eau qui se forme sans cesse, contribue d'ailleurs aussi au refroidissement. Comme nous l'avons vu , c'est par réchauffement inégal des différents points de la surface du globe, que sont produits les vents,

418. Nous savons que les gaz interceptent mal les rayons calorifiques : l'atmosphère ne peut donc pas être échauffée par le passage des rayons solaires , et elle ne peut l'être que par son contact avec la surface du globe terrestre ; aussi, à mesure qu'on s'élève davantage au-dessus de cette surface, trouve-t-on que la température diminue. Pour chaque hauteur de 170 mètres dont on s'élève dans l'atmosphère, la tempéralure s'abaisse de 1° ; c'est à cet abaissement de température dans les hautes régions de l'air que sont dues les glaces et les neiges perpétuelles qui couvrent les sommets des hautes montagnes. Plus le climat est chaud , plus il faut que l'élévation soit considérable, pour que la température puisse être assez basse pour la couservation des glaces et des neiges.

D'après Fourier, la température des espaces planétaires serait de — 60°, tandis que, d'après M. Poisson, celle de l'espace dans lequel la terre se trouve actuellement , ne serait que de — 13°.

4-19. Dans le centre de l'Afrique, le thermomètre peu» s'élever à 40° à l'ombre ; à Tobolsk , le mercure gèle pendant l'hiver. A Paris , le plus grand froid a été de — 25°, 5 , en janvier 1 795 , et la plus forte chaleur de 58°, 4 , en juillet 1795; la moyenne des températures, ou température climatérique , y est de 10°,822. Pour observer la moyenne d'un jour, on prend la demi-somme des températures données par les thermomètres à maxima et à minima, ou, ce qui est approximatif, on prend la tempéralure à 8 ^/j heures du matin. La température moyenne du pôle parait devoir être de — 25° ; sous l'équateur , elle est de près de 28°. Les lignes de jonction entre les lieux qui ont une même tem-

( 297 ) pératare climalérique sont appelées lignes isothermes. On appelle lignes isothères et lignes isochimones , celles qui passent par les lieux qui ont une même moyenne pour l'été ou pour l'l)iver. Près de l'équateur, la température de la mer est de 30° à la surface, et moindre dans les profondeurs. A 70° de latitude, on trouve déjà les glaces flottantes: à partir de là, les eaux sont plus chaudes vers le fond qu'à la surface.

â20. Si nous supposions que toute la surface du ciel qui nous entoure nous envoyât de la chaleur, comme le soleil, la terre prendrait la température de celui-ci; or, le soleil ne forme que la 184000"* partie de la sphère céleste : donc sa température est 184000 fois plus élevée que la chaleur que nous en recevons. En concentrant les rayons calorifiques que le soleil nous envoie par des miroirs ardents ou par des verres lenticulaires, on obtient de hautes températures; avec des miroirs ardents, Buffon brûlait du bois à 63"" et fondait de l'argent à 15"".

421. FLAMME. Chaque fois que la température d'nn corps s'élève à près de 500° , il devient incandescent. La flamme n'est autre chose qu'un gaz chauffé au point d'être lumineux. La température delà flamme est très-élevée. En effet, si dans la flamme d'une bougie, par exemple, on place de l'amianlhe , cette matière solide deviendra incandescente au point dit de chaleur blanche, ce qui indique une très-haute température.

Lorsque la flamme passe par une toile métallique dont les mailles soient assez serrées, le gaz se refroidit assez pour ne plus être lumineux , c'est-à-dire qu'il n'y a plus .flamme. Cet effet se produit d'autant mieux que le tissu métallique est plus lin.

Il existe un gaz qui brûle à la température ordinaire, et sa flamme passe par conséquent à travers la toile métallique même ]a plus fine. C'est le gaz hydrogène-perphosphoré : ce gaz , produit dans la terre par la putréfaction de certaines matières animales, s'enflamme au sortir des fissures par lesquelles il s'échappe, et produit les feux follets.

422. Dâvy a mis à profit la propriété de la flamme de ne pouvoir passer à travers un tissu métallique suffisamment fin. L'importante application qu'il en a faite consiste à entourer d'un pareil tissu la lumière dont on se sert pour s'éclairer dans les mines. Il existe souvent dans celles-ci des gaz qui s'enflamment, et pro-

duiseot une explosion qui cause la deslruction de la mine et la mort des ouvriers. La lampe de Dâvy , en empêchant la communication de la flamme au-dehors , empêche ces funestes inflammations.

Quelquefois on suspend au milieu des salles de théâtre des toiles faites en chaînons métalliques ; eu cas d^incendie , ces toiles abaissées empêchent longtemps le feu de se communiquer d'une partie à Tautre.

Cbre Cinquième.

MAG>'ETISME.

€H.1J?IXR£ PR£^U£R.

Faits fondamentaux , h)])othèse des deux fluides , action du mapétisme , sa disposition dans les corps aimantés , sa nature.

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