LV1 PRÉFACE
foule de notes qui m'ont été suggérées par mes observations postérieures.
Une de mes brochures sur la liberté de la presse forme le dernier quart de ce premier volume. Elle n'a que le mérite d'avoir ouvert la carrière quand peu d'écrivains songeaient à y marcher. L'on devrait la liberté de la presse plutôt parce qu'on avait entendu vanter les résultats heureux que cette liberté a produits chez un peuple voisin, que parce qu'on en appréciait réellement les immenses bienfaits. Nous avons acquis, depuis cette époque, bien plus de lumières sur cette matière.
Le second volume contient une Réponse à un Discours ministériel de 1814 sur cette même liberté de la presse. Vient ensuite Y Essai sur la Responsabilité des Ministres '. Cet essai n'était qu'une esquisse très-imparfaite ; et bien qu'il ait, malgré ses défauts, obtenu un accueil favorable, je me suis convaincu, en le relisant, que beaucoup de corrections étaient nécessaires. Je dois ajouter que cette conviction n'a pas été l'effet des critiques qui ont été dirigées contre cet ouvrage. La théorie de la responsabilité était alors si peu connue, que je n'ai pas eu le bonheur de pouvoir profiter d'une seule des observations qui m'ont été faites. L'on ne me trouvera converti ni sur la neutralité du pouvoir royal , condition essentielle et inséparable de l'inviolabilité royale, ni sur l'obéissance passive, dogme absurde, vide de sens quand on le définit, exécrable quand on l'applique. Mes censeurs m'ont laissé la peine de chercher seul à découvrir les erreurs que j'avais commises ; car ils ne m'ont attaqué que sur ce que j'avais pu dire de juste et de vrai.
Les Principes de Politique étant réunis aux Réflexions sur les Constitutions elles Garanties, n'occupent point dans cette collec-
1 Nous avons mis cet Essai un peu avant sa date, pour réunir sans interruption, toutes les brochures sur la liberté de la presse. (E. L.)