‹ Cours de politique constitutionnelleChapitre 3 sur 128 · DU DISCOURS DE M. DK MARCHANGY · texte numérisé non relu

DU DISCOURS DE M. DK MARCHANGY

une route qu'il voudrait ne pas suivre, et marche vers un but réprouvé par sa propre raison.

J'ai eu besoin de dire ces vérités : je m'en suis cru le droit. Je n'ai attaqué personne de manière à encourir l'accusation d'injure ou de calomnie; je n'ai rien dit qui tendît directement ou indirectement à affaiblir le respect dû à la personne du roi ou des princes, ou à son autorité; rien qui alarmât les citoyens sur le maintien du pouvoir légitime, rien qui fît croire, ou donnât à croire que tels ou tels délits prévus par la loi seraient commis. Je ne me suis permis aucune critique de la loi du 9 novembre elle-même.

Si j'avais dit, comme M, de Marchangy, à cette occasion, qu'il peut arriver que la loi ne se trouve pas en harmonie avec le beau idéal de la sagesse et de la raison, ou si j'avais, comme le même orateur, regretté de ne pas y rencontrer telle ou telle modification loyale, je pourrais être en péril, comme insinuant que la loi est contraire à la sagesse, ou qu'elle n'est pas loyale. Mais j'ai parlé uniquement du mode d'application.

Quant à M. de Marchangy, je n'ai inculpé ni son caractère ni ses intentions. J'ai indiqué ce qui me semblait des défauts de logique et des excès de subtilité. Les citoyens pourront, a-t-il dit lui-même, toujours sans crainte et quelquefois avec horineur, signaler un abus de pouvoir, et s'expliquer franchement sur de fausses mesures et des actes purement ministériels. J'ai donc pu discuter les théories d'un avocat du roi, qui, tout respectable qu'il est par sa dignité, est exposé à l'erreur autant qu'un ministre. Du reste, ma dissidence a été réfléchie et mesurée. Je n'ai point fait de prophéties alarmantes. Je n'ai point placé sur le seuil de la monarchie la destruction et le néant. J'ai tâché de m'abstenir de toute critique hautaine, et je suis siir de ne pas m'être rendu coupable d'une critique insurgée.

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PROJET DE LOI

HELAT IF

A U POLICE DE lA PRESSE.

Sénncr; du i) Février 182'^

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