‹ Cours de psychologie et de morale [microform]Chapitre 12 sur 115 · IX CONSCIENCE ET LA PERCEPTION EXTÉRIEUI · texte numérisé non relu

IX CONSCIENCE ET LA PERCEPTION EXTÉRIEUI

SOMMAIRE

Différents sens du mot conscience. — Conscience morale. Liberté de conscience. Sens intime. Conscience instinctive et conscience réfléchie. Le moi ou Vesprit est l'être qui a conscience de lui-même.

Notions dues à la conscience.— Les phénomènes de conscience ; ridée de pouvoir et de cause; Tidée d'âme, etc.

La perception extérîenre. — La perception n'est autre chose que la sensation à laquelle s'applique l'attention. La mobilité des organes des sens permet à l'esprit de décomposer la sensation en lea portant successivement sur telle ou telle partie de l'objet.

Éléments de la perception; le mouvement; l'attention et la comparaison; ï habitude; V imagination et la mémoire; le jugement.

Perceptions spéciales. — Sens plus ou moins perceptifs. Odorat et goût. — Perceptions chimiques. Dégustation. Ouïe. — Perceptions vocales et musicales. La vue. — Perceptions colorées. Etendue et figure. Le tact. — Étendue et résistance (degrés de résistance, dureté,

ténacité, fluidité, etc.)

Substitution des sens. — Par l'exercice, un sens peut arriver à remplacer les autres : par exemple, le tact pour les aveugles. En outre, les sensations s'associent entre elles et deviemient signes les unes des autres. C'est ainsi que la vue hérite de beaucoup de notions dues au toucher.

Biérarchie des sens. — Deux ordres de m^ure : la dignité et

V utilité.

Erreurs des sens. — Il n'y a pas d'erreurs des sens ; il n'y a que des erreurs d'interprétation, suivant que leurs organes sont plu» ou moins à la disposition de notre volonté.

PSYCHOLOGIE THÉORIQUE

La première condition pour connaîtrey c'est de se connaître. La première faculté intellectuelle en droit et en fait est donc la

conscience.

Sens divers du mot conscience. — Nous avons déjà eu occasion de dire, mais il est nécessaire de le répéter, que le mot conscience, dans la langue ordinaire, a surtout une signification morale. C'est le discernement du bien et du mal; la conscience est un conseiller qui nous dicte ce que nous devons faire : c'est un juge qui prononce sur ce que nous avons fait. A ce point de vue, la conscience appartient à la morale; elle est faite d'idées et de sentiments multiples groupés autour de la notion du devoir; mais nous n'avons pas à nous en occuper ici.

On donne aussi quelquefois au mot conscience une signification religieuse, comme dans cette locution : liberté de conscience, ou liberté de pratiquer sa foi religieuse.

Conscience de soi. — Mais, indépendamment de ces différents sens, le mot de conscience en a pris un autre dans la philosophie moderne, il signifie la connaissance que l'esprit a de lui-même. C'est le propre, en effet, nous Favons vu (ch. i, § 4), des faits de fâme, de ne pouvoir se produire sans être immédiatement aperçus de celui qui les éprouve, et sans que cet être sache ou sente que c'est lui-même qui les éprouve.

Conscience instinctive et conscience réflécliie. — Cette connaissance est susceptiblede deux degrés. — On distingue : !• la conscience obscure, confuse et, comme on dit, spontanée, telle qu'elle existe chez les animaux et chez les petits enfants ; ce premier degré s'appelle plutôt le sens intime ; 2« la conscience claire, distincte, réfléchie, qui retiendra surtout le nom de conscience.

Le moi ou Tesprit. — Dans la première forme qui coexiste avec le plps humble phénomène de sensibilité, le mo» ou Vesprit ne se distingue pas encore lui-même, et il est tout entier confondu avec l'objet actuel de son attention ou de son désir. L'enfant est tout entier dans son jeu ; le chien dans sa chasse, ou dans son repas. Mais au second degré la réflexion intervient : le moi se distingue de ce qui n'est pas lui ; il s'appelle luimôme je ou moi ; il dit: je veux ; je pense; je me connais. C'est

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