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LEÇON PREMIÈRE

HYGIÈNE GÉNÉRALE. — HYGIÈNE SCOLAIRE

SOMMAIRE

1V<(i>nssitc de l'éducation physique. „. , .

ÏÎSène scolaire. - La maison d'école. La salle de classe, l'éclairage, le cliaulTage.

Le mobilier scolaire. - Les tables. Les livres.

Les maladies scolaires. - En particulier de la myopie.

tr surmenage. - Les hvRiénistes prétendent que l'enfant tra vaille trop, trop tôt, et trop lonstemps de suite.

De la sédentarité. - Remèdes : les colonies de vacances ; les récréa

tions. , .

L'encombrement et les épidémies.

Z ^endurcissement physique. - Contre le froid, la douleur, le besoin.

nécessité de l'édncatloii physique. — Avant d'appliquer la psychologie, appliquons la physiologie de l'éducalion. C'est de l'hygiène et de l'éducation physique que nous voulons parler. S'il fut un temps où l'une et l'autre "6 comptaient pas dans l'éducation, ce temps n'est plus. A léducalion qu'Herbert Spencer appelle ascétique, et qui n était souvent qu'une éducation négligente, a succédé une éducation soucieuse avant tout de la santé de Itn^ant. Car la santé comme l'a dit Fontenelle, est lunité qui fait valoir les zéros de la vie; c'est-à-dire que sans elle richesse, beauté, talent sont comme

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s'ils n'étaient point. « Si la foudre, écrivait Horace Mann *, fait une victime et cause un dommage d*un dollar, l'infraction aux lois physiologiques tue des millions d'hommes et anéantit des milliards de dollars. Point de bonheur, point de prospérité sans la santé. Dans la grande œuvre de l'éducation, notre condition physique doit être le premier objet de notre étude, il est le premier en tout cas dans l'ordre chronologique. » L'organisateur de l'éducation américaine parle en Américain, et ce sont des considérations utilitaires qu'il fait surtout valoir. Mais nous dirons aussi avec Rousseau : « Il faut que le corps ait de la vigueur pour obéir à l'âme.... Un bon serviteur doit être robuste. » C'est donc mal entendre l'éducation intellectuelle et réducation morale que de leur sacrifier l'éducation physique. Celle-ci est la condition de celles-là. Quant à ceux, s'il en est encore, qui fermeraient les yeux à cette vérité, et qui s'obstineraient à vivre comme de purs esprits, il leur arrivera souvent de devenir les esclaves de ce corps qu'ils refusaient d'abord de connaître; car, si le corps obéit quand il est fort, « plus il est faible, ajoute excellemment Rousseau, plus il commande. » Pascal avait encore mieux dit : « Qui veut faire l'ange fait la

bête. »

Hygiène scolaire. — L'éducation physique est d'abord simplement négative et préventive. C'est l'hygiène. Et, comme l'école est un petit monde à part, il y a à côté de l'hygiène générale une hygiène que l'on appelle scolaire.

Ceux qui se chargent de l'éducation des enfants doivent avoir à tâche tout d'abord de ne point nuire à leur santé par les conditions matérielles où ils les font vivre. Et, dans l'éducation publique, cela seul est un problème. Mais c'est l'honneur de nos pédagogues contemporains de s'être dit qu'en cette matière rien n'était négligeable, et d'avoir considéré attentivement les données multiples de ce problème. C'est en particulier l'honneur des pédagogues de l'enseignement primaire, au point que lorsqu'il s'est agi récemment de réglementer l'aménagement des lycées et des collèges, on n'a trouvé rien de mieux que d'emprunter leurs règlements à nos écoles.

1.' Sixième rapport publié au nom du bureau il'éducalion de Boston.

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Il faut d'abord que la maison d'école soit saine, sur un sol élevé, et que l'espace ne soit point ménagé surtout pour ce qu. concerne fa vie physique et les soins de propreté de ceux qu S ent. C'est affaire aux architectes sans doute Lorsqu'il 'agU de la salle de classe, des prescriptions très précises viennent toutefois restreindre leur liberté. Nos règlements ex.ge,.t Sne surface d'un mètre carré par élève avec une hauteur de 3 met 30 à 4 mètres. Encore, avec ces dimensions et même avec de beaucoup plus grandes, la ventilation reste-t-elle nécessaire La meilleure ventilation et la moins coûteuse consiste dans rouver ure intermittente des fenêtres. Le maître doit profiter de

outes les récréations pour y procéder. C'est là un devoir très simple mais très slrict qu'il a envers les poumons de ses

élèves i 1

La question de.l'éclairage est une de celles qui préoccupent le

plus les hygiénisles. On comprendra pourquoi, quand nous parferons de la vue des élèves. On hésite en France entre 1 eclairage unilatéral et l'éclairage bilatéral. Dans l'éclairage unilaéral si on en adopte le principe, la lumière doit arriver par a lauche pour que l'élève n'ait pas l'ombre de sa main sur ce S Lit. Et elle doit venir du nord, pour que maîtres et élèves n aient pas à lutter sans cesse contre les rayons solaires. Que que soit L mode d'éclairage, les fenêtres doivent e re d.soosées a' sez haut, et de façon à ce que Vélève qui occupe la place ^^^oriséJ puisse encore .oir le ciel ^r^^^^^^^^'^^^^^^ ticale de 30 cenlimélres environ. En assignant a chaque élève a Dlace le maître, qui n'a pas été l'architecte, peut avoir pou Ta naît à te2 compte de cette règle, et il laissera v.de s'il est sa pa a tenir comp ^ L'éclairage artificiel lui crée

possible, un banc mai eciaiie. ^ • n „ u= ^avos ne de nouvUux soucis et de nouveaux devoirs. Que '^^ f^^^^^ reçoivent pas une lumière trop intense ou va-llante- La ^^^ o-^^ des yeux peut résulter encore de l'entrecroisement des ombres et

dos faisceaux lumineux. ,,

e maître doit veiller en outre sur la température de la salle de clause et, pour cela, se fier, plutôt qu'à sa propre apprec.a- Uon à râpp éciation impersonnelle du thermomètre. Seize de- Irés' soit une bonne moyenne. Comn.ent maintenir cette température par un temps froid sans multiplier dans l atmosphère

llil)

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les éléments nuisibles, Tacide carbonique, et Foxyde de carbone plus nuisible encore. Les meilleurs moyens de chauffage ne sont pas les plus économiques, et nos salles de classe sont pour longtemps encore condamnées au poêle. Pour que cette condamnation soit sans trop de gravité, on évitera que la fonte ne soit portée au rouge, auquel cas elle émet de l'oxyde de caibone. Puis, quelque perfectionné que soit l'appareil, on auia soin de ne p'as le placer trop près des élèves ou de ne point placer les élèves trop près de lui. Dans les salles très vastes deux ou plusieurs appareils au lieu d'un assureraient une diffusion plus

égale de calorique.

Le mobilier scolaire. — Notre salle est éclairée, aérée, chauffée. Occupons-nous * du mobilier. Une table trop haute pour l'enfant lui fait remonter l'épaule droite; une table trop basse rhabitue à se pencher et à regarder de près. Un écartement exagéré entre la table et le banc amène le même résultat.

De là les règles suivantes : Les dimensions totales et les dimensions de chaque partie des tahlcs-bancs doivent va)\er selon la taille des enfants. — Entre la table et le banc, il faut que la distance horizontale soit nulle, c'est-à-dire que la perpendiculaire abaissée du bord de la table rencontre le bord du banc'. Disons enfm qu'un banc sans dossier inviterait le corps à s'affaisser, surtout lorsque rélève cessant d'écrire pour écouter n'a plus les coudes

appuyés sur la table.

L'instituteur qui a le choix des livres à mettre entre les mains des élèves a encore là une occasion de se montrer bon hygiéniste. L'épaisseur des pleins (1/4 de miUimètre au moins), la hauteur des lettres (1 millim. 1/2), et, ce qui est au moins aussi important, la séparation des lettres, des mots, la hauteur des interlignages (2 millim. 1/2), empêchant les lettres de s'enchevêtrer et de se confondre, telles sont les conditions indispensables à l'hygiène des yeux. Refuser tout livre qui, tenu verticalement et éclairé par une bougie placée à la distance d'un mètre, ne peut être lu avec une vue normale à 80 centimètres. — Les notes trop nombreuses au bas des pages, outre

1. V. Arnoiild, Nouveaux éUmenis d'hygiène, p. 1179. C'est à cet excellent ouvrage que nous empruntons toutes les règles que nous formulons.

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„n'elles sont le plus souvent en caractères microscopiques, ^ nanent un vovase incessant de l'œil qui devient pour lui

n^Mes""! classiques, pourvu qu'on ne l'achèl. pas par «.«

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scolaires. Car ce terme existe. - A nos écoles,

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ture en effet, il faut tenir ou le corps ou le papier penché, formuler les conclusions suivantes :

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maximum dans les gymnases, ^„„^„„j. denuis la plus petite

'"^3«trnt>?:naÏÏ^rmyrpie s'accroH de classe en classe, c'est-.diîe que Tel myopes le deviennent de plus en plus •.

C'est par mille précautions, outre celles dont nous avons

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