‹ Cours de psychologie et de morale [microform]Chapitre 71 sur 115 · y Q5Ùo\.>^V Enseignement jti l'école, p. iOS · texte numérisé non relu

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D'abord il n'y a rien de facile dans renseignement; pour qui le comprend, renseignement est un art délicat entre tous, qui comporte une série sans fin de progrès. Le véritable maître n'est jamais content de lui : il sent qu'il peut toujours mieux faire, et il s'y applique sans relâche. Sa joie intime, sa récompense, c'est de sentir qu'il a réussi à mettre chaque jour plus d'ordre, plus de clarté, plus de simplicité, plus d'intérêt dans ses leçons. Le souci du mieux le suit et le poursuit après sa classe et le conduit de progrès en progrès. Cette prétendue inutilité de la préparation est une erreur grossière et intéi-essée qui a engendré la routine et qui contribue à la perpétuer *.

Le même pédagogue, auquel nous empruntons ces conseils,. M. Vessiot, émet le vœu qu'on prépare jusqu'aux interrogations.

Si j'osais, je demanderais à rinstituteur de préparer ses interrogations, tant je trouve importante et délicate cette partie de sa tache! Je lui dirais volontiers : « En préparant l'explication de votre lecture, et vous la préparez, vous rencontrerez sans aucun doute des difficultés de tout genre et de tout degré; eh bien, chemin faisant, réfléchissez et dites-vous : Je demanderai ceci à Pierre; je demanderai cela à Jean. Je poserai d'abord cette question, puis^^ celle-ci, puis celle-là et je finirai par cette autre. Tracez votre itinéraire, marquez votre but et plantez les jalons 2. »

Le rôle de l'élève. — Après le rôle du maître, le rôle de l'élève, réducation étant la constante collaboration de l'un et de l'auire. D'ailleurs ce rôle de l'élève dépend encore du maître qui le lui assigne, et veille à la façon dont il le rempht. Mais, d'autre part, toute la peine que le maître se donne serait inutile,, s'il était seul à s'en donner. Que de classes où le maître se dépense ainsi sans compter, mais en pure perte! Car le profit de l'élève se mesure, non à reffort du maître, mais à son effort propre. De telle sorte que le meilleur maître n'est pas tant celui qui travaille le plus que celui qui fait le plus travailler. Mais ces deux maîtres d'ordinaire n'en font qu'un.

Le travail de rélève consiste d'abord à écouter, à regarder. Car nous avons dit qu'il y a une façon active de faire rune et rautre chose. Cela pourtant ne suffit pas. Il faut que beaucoup de faits, d'idées, de mots même soient confiés à sa mémoire,.

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