‹ Cours de psychologie et de morale [microform]Chapitre 91 sur 115 · Bernard Ferez, L'Éducation dès le berceau, p · texte numérisé non relu

Bernard Ferez, L'Éducation dès le berceau, p

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376 PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE

l'amour-propre; car, pour l'amour-propre, c'est acherer son éducation que de limiter sou expansion.

II Des inclinations sympathiques. - L éducation des sentiments sympathiques est avant tout affaire de milieu.

ik s'aiment entre eux, les enfants qui voient leur père et leur mère s'aimer San unTntéri^ur où règne la tendresse, ils en sont baigne t "r spir^nt par tous les pores. Avant d'^PP-ndre a parler s enfants lisent affection dans les yenx du père et de la mère, cette affecïon, Tes enfants la transmettent à tont ce qu. les entoure «.

Nous retrouvons là une des lois étudiées dans la précédente leçon. Les remarques suivantes se rapporteront de même à l'une ou l'antre de ces lois, ce qui nous dispensera d insister

Les sentiments sympathiques s'entraînent les uns les autres, et réducation de l'un d'eux devient une éducation de 1 affection et du désintéressement sous toutes leurs formes. Ce sont des exceptions morales que ces êtres qui réservent toute leur bonté pour un autre être, et le plus souvent c'est par une timidité de cœur qui leur vient d'une humiliation ou d^une souffrance. La plupart, quand ils ont commencé d'être bons pour quelqu un, îe deviennent pour tout le monde. - Non seulement on fait du bien aux personnes que l'on aime, mais (ne l'avons-nous pas déjà dit?) on en vient, par une heureuse réciprocité, a aimer celles à qui Ton a fait du bien. Un bienfait lie le bienfaiteur a 1 oblige plus que celui-ci à celui-là. Et en général il en est de la charité comme de la foi, selon Pascal : il faut pratiquer pour la mériter. C'est donc en mettant les enfants à même d'être bienfaisants, ou simplement serviables, qu'on fera germer en eux les sentiments qui les porteront naturellement à continuer de 1 être.

Et il ressort de tout ceci que la véritable école de la sympathie est la vie de famille. Là, la confusion absolue des intérêts, des souffrances, des joies, là, le partage non seulement des sentiments, mais de toutes choses, le spectacle du don quotidien d'eux-mêmes, de leur temps, de leur peine, que les parents font aux enfants, tout en un mot fait de la sympathie le yra régime sous lequel on vit. Là aimer autrui non seulement autant

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