DE L^EXISTENCI DB DIEU* 18K
ceites bien.difiFérente des conceptions de l'entendement vulgaire qui s'appelle sens commun , lequel ne s'enquiert pas en quoi consiste cette cow.munatdé de constitution intellectuelle et quelle en est la raison. C'est cet Esprit général supérieur qui est précisément l'Esprit commun, la raison du sens commun, et celle de la constitution égale de tous les esprits. C'est à cet Esprit général que nous en appelions, quand nous parlons de la raison comme source et faculté de connaissance. Nous exigons que tous reconnaissent les jugemens de la raison , comme venant d'une autorité supérieure qui est au dessus des individualités particulières, u La raison le dit » voilà la dernière raison qu'on donne généralement ; ce qui prouve que chacun a au moins le pressentiment de cet esprit supérieur qui établit l'identité de tous les esprits , et qni fait que tous sont égaux devant la loi de la raison. C'est dans cette supposition que chacun parle, et qu'il est entendu de tous , parce que tous les esprits individuels vivent dans cette Raison commune , de la même manière que les êtres physiques dans la Nature. Et cet esprit supérieur est le véritable Etre de Raison. Ce n'est pas une abstraction , comme la logique du sens commun le suppose , quand elle parle d'un Etre de raison ; ce n'est pas non plus une pure faculté , comme on le suppose vulgairement ; c'est un véritable Être , subsistant en soi , et dont tous les esprits individuels ne sont que des foyers permanents intérieurs, mais reflétant tous la même lumière, la lumière de la Raison générale(^).
Ctttc coDceplion êtt U Raison comme vrritaklv Etre eiislanl en soi tsl propre au •jutàise dr KraoM. ^ui, «.Dire ïous les systéraes inadcvue», )^ le pins «pprofjudi