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28â COURS DE PSYCHOLOGIE.
Nous venons de voir que la Nature et l'Esprit sont les deux Etres fondamentaux en Dieu , et que bien quMnfinis quant à leur être et à leur essence intérieurs^ ils sont finis l'un par rapport à l'autre , l'un ayant sa fin par l'autre , et tous les deux par Dieu qui les embrasse. Mais ces deux Etres , tout distincts qu'il sont de Dieu comme Etre absolument infini et infiniment absolu, possèdent cependant, à cause de leur identité d'essence avec Dieu , tous les attributs fondamentaux de Dieu, quoiqne modifiés par l'essence prédominante qui les caractérise. Ainsi, la Nature et l'Esprit, tout en étant d'abord pour Dieu dans sa conscience , sont aussi chacun pour soi même , ayant la conscience propre d'eux-mêmes , la Nature, sous le caractère prédominant de la totalité, et l'Esprit sous c^îlui de la spontanéité. Or dans l'analyse psychologique nous avons vu (1), que nous sommes sentiment ou pensée, selon que nous sommes un être existant pour soi sous le caractère prédominant de la totalité, ou sous celui de la spontanéité. Nous sommes donc fondés à assigner à la Nature l'attribut prédominant du sentiment ou delà sensibilité , et à l'Esprit celui de la pensée ou de inintelligence ; sans refuser toutefois ni à l'Esprit le sentiment, ni à la Nature une intelligence d'un caractère particulier, intelligence qui, dans les êtres vivans finis qu'elle renferme , se montre comme instinct. Cette intelligence et ce sentiment sont d'abord et avant tout, la propriété de l'Esprit et de la Nature cmome Etres fondamentaux, et non passeulement celle des êtres particuliers qui peuvent exister en eux. Cette grande vérité est encore difficile à concevoir pour ceux
dont l'esprit C8t dispersé dans l'observation des choses individuelles et sensibles, qui reconnaissent bien l'intelligence, le sentiment , la sensibilité et l'instinct dans les êtres particuliers du monde spirituel et physique , mais sans pouvoir s'élever à la source même de ces faits , source qui réside dans l'intelligence et le sentiment que l'Esprit et la Nature ont d'eux-mêmes comme Etres universels.
Mais l'Esprit et la Nature, quoique Êtres distincts, sont cependant, par l'unité de Dieu , éternellement unis }. ils sont l'un dans l'autre en se pénétrant. Cette union de l'Esprit et de la Nature forme en Dieu un Être d^harmonie , dont Vhumanité est une des manifestations principales (}).
(i) L'flumaDité n*est pas la seule œanifestatiou de l'union de r£s{irit el de la ^ature, puisque les animaux représentent un degré d'élre el de vie spirituelle; mais elle en est l'barmonie la plus intime, la synthèse la plus complète. Le caraclcr« d'harmonie qui est exprimé par THumanité, a élé déjà analytiquement constaté sous le rapport de la vie physique comme de la vie spirituelle, vol. I p. ij5 — l/j^.
La déduction métaphysique inimédiatemeut suivante démontre que VEtre d'harmoniCy YHitmanité, renferme encore deux Etres, dont Tun représente sous le rapport de la vie physique comme sous celui de la vie spiriluelle, Taltribut divin de la spon(a« nétté, Fautre celui de la totalité. L'analyse psychologique et expérimentale constate l'existeuce deces deux êtres dans Vhomviect la/eninie. En effet nous avons déjà remarqué dans la psychologie , p. 36, quj l'homme et lu femme sont opposés, quant àTcspril comme le sont l'intelligence et le coeur, la pensée et le sentiment, facultés qui, ainsi qu'il a été démontré, sont constituées par la prédominance de la spontanéité ou de la totalité dans les fonctions de l'esprit. Mais ce caraclcie de spontauétt* et de totalité s'exprime également dans la constitution et dans la vie physique d« l'homme et de la femme. Tandis que dans l'exprcssioirphysiquc de l'homme tout se manifeste, à cause du caractère de la spontanéité^ par des formes saillantes, brusques aiguës, la femme possède à cause du caractère de la totalité, des formes plus arrondies, plus unies, dans lesquelles les transitions sont plus ménagées ; tout e^t plus lié, enchaîné en elle,- chez l'homme les parties possèdent une spontanéité plus propre et plus expressive, tandis que chez la femme elles sont plus unies , mieux liées Tuds avec l'autre.
?îous voyons donc que l'homme représente en général le même caractère que l'Esprit et la femme celui de la Nature. Mais de même que l'Esprit et la Nature étant coordonnés, sont égaux, du même rang, de méaie l'homme et la femme expriment é^^alement l'essence de THumanité, mais chacun sous un caractère prédominant. El dt: même que l'Esprit et la Nature se réunissent dans Tllumanité ; de même l'homme et
Les limite» de ce Cours ne me permettent pas d*entrer ici dans l'exposition des difïérens degrés ou domaines des êtres vivans , degrés qui, étant déterminés éternellement par des attributs divins qu'ils expriment, forment des ordres permanens, fixés éternellement ,
la femme sont destinés à former un Être d^unioD, union qui dans la rie est la plus conforme à la nature égaie de ces deux Êtres, lorsqu'elle se présente comme mono* garnie.
D'après la déduction des divers Êtres principaux qui forment le monde contenu «B Difu, nous avons le tableau suivant.