‹ Cours de religion chrétienneChapitre 21 sur 40 · PROMESSE · texte numérisé non relu

PROMESSE

79. — Dans la situation où le péché et ses suites Venaient de les placer, les deux grandes vérités dont les hommes avaient a se souvenir, étaient :

1° L'unité* de Difu;

2° La. promesse d un Sauveur.

Une seule de ces vérités ne suffisait plus. Il était impossible d'oublier la première et de se souvenir delà seconde. On ne savait encore rien de la manière dont s'accomplirait la promesse, sinon que le vainqueur du mal naîtrait de la postérité de la femme.

80. — Tout l'Ancien Testament sans exception n'est que 1 histoire de la manière dont les hommes ont tantôt conservé, tantôt perdu le souvenir des deux grandes vérités, et l'exposé de ce que la Providence a fait pour empêcher les hommes de les oublier entièrement. C'est en ce sens que l'Écriture

est l'histoire religieuse de l'humanité, et il faut donc, pour comprendre la Bible, y suivre de livre en livre la trace des deux vérités saintes.

Sondez les Ecritures , a dit le Christ; car ce sont elfes qui vendent témoignage de moi. (Jean. 5, 39.)

81 . — Il résulte de ces considérations que la Bible ne pouvait que raconter simplement ce qui s'est passé , le bien et le mal, la piété et l'impiété, la foi et 1 incrédulité , les vérités et les erreurs qui ont eu cours.

11 en résulte aussi que la Bible est bien loin d'approuver tout ce qu'elle raconte; qu'une action n'est pas louable seulement par cette raison quelle est rapportée dans la Bible, où l'on trouve nécessairement de bons et de mauvais exemples , et que souvent la Providence a pu se servir, pour contribuer à la conservation des deux vérités saintes, de la méchanceté même des médians.

Ces choses sont des exemples pour nous , afin que nous ne nous abandonnions point à de mauvais désirs comme les Juifs s'y abandonnèrent, ( 1 Cor. 1 0. G.) Ce que vous aviez pensé en mal , a dit Joseph à ses frères, Dieu Va pensé en bien. (Gen. 50. 20.)

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82. — Le meilleur moyen d'entretenir la mémoire des deux vérités était le culte. La Bible nous montre le premier exemple du culte domestique dans les offrandes de Caïn et d'Abel, fils d'Adam et d'Eve, et rapporte le premier exemple de culte domestique au temps d'Énos, petit-fils d'Adam.

Alors on commença d'invoquer le nom de l'Éternel (Gen. 4. 26.)

83. - — La race qui a gardé le plus fidèlement le dépôt des deux vérités, depuis Adam jusqu'à Noé, est celle de Seth, un des fils d'Adam, dont les descendans, à cause de leur fidélité et de leur intégrité, sont nommés/*'/.? de Dieu. (Gen. 6. 2.)

84. — La plus grande confirmation des deux vérités que cette famille ait reçue est dans la vertu et la récompense d'Hénoch , dont le triomphe, garantie de l'immortalité bienheureuse, a servi de contre-poids à la mort déplorable du juste Abel. (Gen. 5. 24, Héb. 11.5.)

85. — La race de Caïn , nommée^ des hommes, par opposition à la gloire religieuse de la postérité de Seth, s'est distinguée par l'institution de la vie nomade, l'invention de plusieurs arts et les premiers essais de guerre. (Gen. 4. 20-24.)

Mais les alliances s étant multipliées entre les deux races, rendirent la perversité générale, ce qui menaçait de faire disparaître le souvenir des deux vérités, et amena le déluge, jugement divin dont le but était de renouveler l'humanité. (Gen. 6 et 7.)

8G. — Après ce grand désastre, l'alliance divine, contractée par la promesse d un Sauveur, fut renouée awc les hommes en la personne de Noé , à qui furent rendus tous les droits et les dons accordés dans le principe à Adam. La promesse du salut, qui devait s'accomplir dans la postérité de la femme , se trouva confirmée par l'assurance divine que le race humaine ne serait pas détruite. Les hommes n'avaient qu'à attendre avec foi et en paix. (Gen. 8. 22; 9. 4-17.)

87 . — La race qui parait s'être le plus fidèlement souvenue des deux vérités, depuis Noé jusqu'à Abraham, est celle de Sem, le plus jeune fils de' Noé. Cependant elle était sur le point de s'égarer dans l'idolâtrie. Taré, le père d'Abraham (Jos. 24. 2, 14), et, plus tard, son arrière-petit- fils, Laban (Gen. 31. 19, 30), étaient tombés dans des pratiques idolâtres. L'idolâtrie était le plus dangereux obstacle à la conservation des

deux vérités, puisqu'elle les détruisait; elle détruisait l'idée de l'unité de Dieu par le culte d'un grand nombre de fausses divinités, et l'idée de la promesse d'un Sauveur, parce que, quand chaque nation, chaque ville, chaque famille, chaque homme croit avoir son Dieu particulier qui le protège, un seul Sauveur n'est plus jugé nécessaire. Alors arriva un grand changement dans les voies suivies par la Providence pour la conservation des deux vérités. Ce changement fut une vocation adressée à Abraham, descendant de Sem.

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