CINQUIÈME LEÇON
DES ESPÈCES APPROPRIÉES AUX DIVERS SERVICES, DANS LES TEMPS ANCIEiNS ET DE NOS JOURS,
Messieurs, oii s’esl souvent demandé si le cheval avait été primitivement attelé ou monté. Les auteurs ont été là-dessus de différents avis, et, malgré les savantes recherches des antiquaires, malgré les deux volumes que le père Fabrici a consacrés à cette question, elle est encore, scieniifiquemeut parlant, restée sans solution. Pour moi, je ne doute pas que le cheval ait été monté avant d’être attelé ; la chose paraît même tellement simple, qu’on conçoit difficilement que cela ait fait question. Toutefois, les partisans du système opposé avaient pour eux les récits des anciens historiens, et l’autorité des monuments qui nous sont restés de l’antiquité. En effet, les monuments et les auteurs s’accordent presque tous à nous montrer le cheval attelé plutôt que monté. Vous avez lu, messieurs, dans la Bible, dans les poèmes d’Homère et dans les anciens poètes, premiers historiens des nations, les descriptions de ces chars de guerre du haut desquels combattaient les héros ; vous avez pu voir aussi, dans les bas-reliefs venus d’Egypte ou des fouilles récentes de Ninive, les guerriers représentés sur des chars, traînés ordinairement par deux chevaux, car le bige précéda le quadrige de plusieurs siècles, quoique celui-ci remonte h une haiiie antiquité. Quoi qu’il en soit, ce serait une erreur de croire que l’on ne trouve, ni chez les auteurs, ni sur les monuments, la preuve que les chevaux aient été montés aussi bien qu’attelés, dès les temps les plus anciens. On voit des chevaux montés dans les bas reliefs égyptiens de Carnac et de Memphis ; enfin, quelques passages de la Bible, d'Homère et d’Hésiode ne nous laissent aucun doute que féquitation ne fût pratiquée et n’ait été très-perfectionnée de leur temps; on trouve dans Homère une comparaison d’où il résulte que l’art de la voltige était connu à cette époque ; le poète s’exprime ainsi ;
« Tel qu’un écuyer adroit voltigeur, ayant choisi quatre coursiers dans un haras, les pousse, au milieu de la route pu-
blique, vers une grande ville ; une multitude de spectateurs, hommes et femmes, le suit de l’œil, admire avec quel exact équilibre il s’élance tour h tour d’un coursier sur l’autre au milieu de leur vol impétueux. »
Toutefois on ne peut se dissimuler que les anciens paraissent avoir fait un usage beaucoup plus général des chars que du cheval monté, surtout à la guerre; toutes les descriptions de cette époque parlent sans cesse de héros combattant sur leurs chars; mais cela tient probàblement, comme on l’a judicieusement fait observer, à ce que les chefs se servaient toujours de chars, et que les poètes et les statuaires les ont eus principalement en vue dans leurs descriptions.
L'équitation proprement dite a dû être d’abord pratiquée par les bergers qui gardaient h cheval leurs vastes troupeaux, comme nous l’enseigne la bible des Centaures, et comme le font encore les bergers de la campagne de Rome, les Tabunzecks de Tartarie et les Gauchos de l’Amérique méridionale.
Quand les villes se formèrent, les rois eurent des armées composées de fantassins, de cavaliers et de chars; ces chars, vous le savez, messieurs, étaient à deux roues, fort bas et soutenus par un timon qui se terminait par deux jougs qui s’attachaient sur l’encolure des chevaux. Il n’était pas besoin d’une grande force pour traîner ces chars; l’agilité, la souplesse, l’énergie et la vitesse, telles étaient, d’après les descriptions anti- ([ues , les qualités recherchées pour les chevaux des chars. Toutes ces qualités constituent aussi le bon cheval de. selle; cependant il paraît que l’antiquité faisait une différence entre les chevaux destinés aux chars et ceux destinés à la selle : ainsi, l’Égypte et quelques autres contrées où les chevaux avaient relativement plus de taille que n’en a ordinairement la race orientale, étaient-elles renommées pour le commerce des chevaux destinés aux chars; c’était de là que Salomon tirait principalement les chevaux de ses armées.
La haute antiquité ne connut probablement, messieurs, que ces deux destinations du cheval, l’équitation telle que nous la trouvons résumée dans Xénophon et le tirage des chars. En effet, d’un coté, le cheval oriental se prête moins que le cheval du Nord aux transformations, et de l’autre le service du chameau pour le transport des fardeaux et les longs voyage:-.
celui de l’àne pour les services usuels, celui du bœuf pour la charrue et une partie des travaux agricoles, devaient rendre inutile l’application du cheval à ces divers usages. Aussi demeura-t-il dans toute l’antiquité spécialement consacré à la guerre. Vous connaissez l’allégorie par laquelle, au berceau d’Athènes, il fut opposé à l’olivier de Minerve, et un des préceptes de la religion juive était de ne pas multiplier les chevaux, pour éviter que les rois ne fussent séduits par l’idée de conquêtes.
Il est probable que les Grecs, dont l’équitation était poussée à un si haut degré de perfection, eurent dans la suite différentes espèces de chevaux ; cependant Xénophon n’eu parle pas, et aucun auteur ne nous donne là-dessus des détails précis. A l’époque de Xénophon, l’usage du char était abandonné dans les armées; il ne servait plus qu’aux voyages et à la célébration des jeux et fêtes sacrées. Nous trouvons dans cet auteur un fait remarquable, sur lequel nous aurons occasion de revenir en parlant des auteurs romains, c’est que les Grecs recherchaient dans les chevaux, outre les qualités générales qui consistent dans la beauté de la tête, les grands yeux, les naseaux ouverts, les pieds bien conformés, les jambes fortes, des qualités particulières qui semblent devoir être l’apanage des chevaux du Nord , telles qu’une encolure courte et épaisse, une forte crinière , un dos large, une croupe développée et une queue épaisse et frisée. L’art de la cavalerie avait fait à cette époque de grands progrès, et si l’étrier eût été connu alors, nul doute qu’elle n’eût égalé, dans la précision de ses manœuvres, tout ce que nous pouvons faire maintenant ; mais, comme je vous le dis, l’étrier n’était point connu, et, chose bizarre, il ne l’a été presque que de nos jours; ce n’est que vers le septième ou huitième siècle de notre ère que l’on entend pour la première fois parler d’étriers, bien (lu’un oassase de saint Jérôme semble en faire mention dès l’an 420.
Les anciens Arabes et les Numides sont fameux par l’adresse avec laquelle ils montaient leurs chevaux ; ils n’avaient ni selles ni brides, et les dirigeaient par le son de la voix et l’attouchemeut d’une petite baguette qu’ils portaient à la main. L’historien Aiisonne donne à cet égard de curieux détails : après avoir
décrit ce mode d’équitaiion, il assure que l’empereur Gratien était renommé par sou habileté à conduire un cheval à la manière numide, Numulœ infrœni.
Les peuples d’Afrique attelaient aussi leurs chevaux h des chars, et ceux-ci étaient célèbres par leur vitesse. Plutarque nous en donne la preuve dans celte comparaison proverbiale : Juxta Lydium currum currere, courir contre un char de Lybie.
Les Persans ont été très-célèbres par l’équitation et 1 élégance de leurs chevaux, auxquels les anciens écrivains reprochaient de porter au vent . ce que les Anglais désignent sous le nom d’astronomes, parce que le cheval, dans cette position, semble regarder les astres ; c’est une métaphore un peu forcée, mais qui n’en est pas moins significative.
Dans l’Arménie et la Médie, les chevaux étaient forts et tout à fait propres au tirage des chars.
L’Espagne ancienne était renommée par ses chevaux, qui, à l’époque de Pline, étaient déjà connus pour le liant de leurs allures et l’harmonie de leurs mouvements.
Les Romains imitèrent eu tout les Grecs, leurs voisins et leurs devanciers dans la civilisation ; ils n’eurent comme eux, primitivement, que le cheval destiné à la guerre. Les chevaliers romains devaient avoir un soin tout spécial de leurs chevaux, et les services qu’ils rendirent dans les premières guerres de la république doivent nous faire penser que ces chevaux avaient tout à la fois le mérite de la vigueur, de l’énergie et celui du dressage. Les chars, comme nous l’avons dit, des derniers temps de la Grèce, n’étaient employés que pour les jeux du circpie, les voyages et les triomphes ; mais, peu à peu, l’usage du cheval prit à Rome une grande extension ; on commença à s’en servir pour le tirage des fardeaux, pour le labourage, la promenade, etc. Une chose qui n’a point été assez remarquée, c’est le soin que mettaient les Romains à donner du gras, et je dirai même du lymphatique, à leurs races chevalines. Columelle demande des pâturages marécageux, humides, aux herbes savoureuses; il rejette les pays de montagnes. Yarrou , Pline et tous les auteurs romains sont de cet avis, comme vous l’avez vu quand j’ai cité ce fait dans l’avantpropos de ce cours. Je vous en ai donné l’explication : vous
vous rnppelez que nous avons dit que dans les pavs chauds les joontagnes ne produisent rien, ou peu de chose, ‘ et qu’il est P us convenable de choisir des plaines arrosées, tandis qni' ans e ord, au contraire, où les montagnes produisent en abondance, on doit préférer une nourriture tonique à umnourriture lymphatique. Mais, outre cela, nous voyons une tendance marquée de la part des Komains à rechercher le, cheval fort, corsé, au dos large, aux reins doubles, à la poitrine développée; ils tiennent à une abondante crinière, cà une queue touffue, aux crins frisés, toutes choses qui sont plutôt 1 apanage du cheval occidental que du cheval oriental; tandis que nous demandons, au contraire, des épaules plates, une apparence svelte, un crin soyeux et rare, tontes choses qui sont plutôt l’apanage du cheval méridional que du cheval occidental. Au premier abord, cela implique contradiction, mais, en y réfléchissant, vous verrez, messieurs, que ceia revient au même. Eu effet , chacun demande ce qu’il n’a pas. Tous les peuples ont besoin du cheval à deux fins, posséda t. t tout à la fois le gros, le sang et Y énergie. Les Romains, dont les chevaux avaient assez de sang et de vigueur, n'avaient besoin que dy ajouter du gros et de l’ampleur; de même que nous, qui avons assez de gros et d’ampleur, n’avons besoin, pour arriver au même but, que d’ajouter à nos chevaux le sang et l’énergie. — Donc les anciens employaient tous leurs soins a donner à leurs chevaux tout le gros et même l’apparence la plus lymphatique possible; tandis que nous, nous employons tous les nôtres à donner a notre race chevaline les qualités du cheval méridional. — Vous concevez, messieurs, toute l’importance de cette remarque, qui ôte aux auteurs anciens toute apparence de contradiction, et qui vous montre combien il faut mettre de soin dans l’étude des doctrines diverses. En effet, nous trouvons ces apparences grossiè.ï’es et occidentales dans les statues équestres de l’antiquité, et c’est même ce qui a longtemps égaré nos écoles modernes , qui ont voulu copier l’antique sans se rendre compte des causes qui avaient déterminé les formes adoptées par leurs devancières. Le cheval du Nord commença d’ailleurs à s’introduire en Italie par les rapports que Rome eut bientôt avec les Gaules et les Germains. D’un autre côté, diverses contrées humides do ritafle se piê-
tent fort bien au développement corporel des races équestres; il en résulta que, suivant les besoins et les caprices, on commença à modifier l’espèce chevaline et à adapter les races et les espèces h vingt services divers.
Voici les noms des principales espèces citées par les auteurs, vers l’époque des Césars : sohUanï et (jradiirii , chevaux de manège ou de guerre; celeres, chevaux de course; vencoli, chevaux de chasse; ccintherii, d’où probablement est venu le mot canter, des Anglais, chevaux de promenade ; ces chevaux étaient toujours hongres, et leur nom est devenu le synonyme de cheval hongre; ilïnerurïi, chevaux dont on se servait pour les voyages, chevaux de route; sarcinarü, chevaux à porter des fardeaux, chevaux de somme; mamji , chevaux à crinières droites.
Vous savez qu’au moyen âge, messieurs, ainsi que je l’ai dit dans mou travail sur les différentes espèces de chevaux en France, la cavalerie celte était renommée dans les armées romaines. Le cheval de guerre de cette époque devait être fort et grand, à cause du poids des armures et des armes, à cause du poids des cavaliers, qui étaient généralement grands et lourds; d’un autre côté, il devait être énergique et rapide, car souvent les Gaulois combattirent avec avantage les Numides, les Maures et les Égyptiens. Enfin, les monuments quinousrestent de ces temps, les médailles gauloises et romaines, les basreliefs de la colonne Trajane et autres les représentent de forte constitution, et cependant dans des positions et avec une conformation qui indiquent l’énergie, la vigueur et la grâce.
Les travaux agricoles se faisaient par les bœufs.
Le commerce se faisait par de petits chevaux des montagnes , qui servaient de bêles de somme. Diodore de Sicile dit que les Celtes faisaient tous leurs transports avec des chevaux.
Ainsi, deux races de chevaux à cette époque :
Le cheval de guerre, grand, fort et vigoureux, semblable à notre carrossier de bonne espèce ;
Le cheval de somme.
Le premier était élevé principalement dans les Armoriques. on il est devenu le type de la race normande actuelle, et dans la Belgique, qui comprenait les bords du Rhin et de la Franche- Comté. A Besançon, un temple s’élevait, sous la domination
romaine, à Castor dompteur ; elle nom do Se(juanes, que portaient les peuples de ces contrées, vient de deux mots celtiques ; sec, cheval, et an, homme; province des hommes de cheval.
Le second se trouvait principalement dans la Celtique, l’A- ([uitaine et sur les bords de la Méditerranée; pavs des Ligures et des Gallo-Ibériens.
Plus tard nous trouvons , aux époques de la chevalerie , quatre espèces de chevaux : le destrier, le roussin, le palefroi et le sommier : le destrier était le cheval de bataille ; le roussin , le cheval de route; le palefroi, le cheval de parade; le sommier, le cheval de bât. Je ne veux pas dire qu’il n’y eut pas à cette époque des chevaux consacrés au tirage ; l’agriculture, quelques travaux dans les villes, le tirage des basternes, employait bien par-ci par-là quelques chevaux, quoique généralement les bœufs y fussent consacrés. Vous savez, messieurs, que les rois fainéants se faisaient traîner dans un char attelé de bœufs; mais, à cette occasion, faisons une remarque importante : ce n’est pas le genre d’attelage que l’on doit reprocher à cette indolente lignée, c’est l’usage des chariots, usage réservé aux femmes et aux malades. L’homme fort, le guerrier, le roi surtout, devaient toujours être à cheval, ce piédestal des rois, comme dit M. de Lamartine. On sait quels affronts souffrit Tristan pour avoir été vu en charrette; et l’aventure de la fille de Dheuterie, emportée dans la Meuse par des taureaux fougueux, est une preuve de plus de j’usage habituel du bœuf comme animal de tirage. Dans des temps relativement bien moins anciens, au quinzième siècle, ce fut sur un char traîné par des bœufs que la reine Anne parcourut le duché de Bretagne. Nous trouvons cependant, sur la tapisserie de la reine Mathilde, un cheval employé au hersage ; mais ce ne fut (jue plus tard; ce ne fut enfin que lorsqu’il y eut des voitures et que l’usage de la charrette se fut généralisé, que l’on vit naîtie une race de carrosse et une race de trait. Voici ce que j’ai dit adleurs à ce sujet :
« On voit que, contrairement à une opinion généralement adoptée, même par les meilleurs auteurs, la race de trait n’est pas fort ancienne ; nous en avons dit 1a raison, et nous la répétons encore : il ne pouvait y avoir de chevaux de trait dans un temps où il n’y avait pas de voitures.
«En vain objecterait-on les chars de guerre des anciens, les chariots et les fourgons du moyen âge, et une foule de circonstances où il est question par-ci par-là du tirage des chevaux. Presque tous les travaux du tir se faisaient par des bœufs et des mulets, et le petit nombre de chevaux qui y étaient employés ne constituait pas une race de trait; il ne forme qu’une exception dans les grandes divisions chevalines. Mais lorsque les routes se multiplièrent, l’usage des voitures se répandit rapidement et sous toutes les formes : voitures de maître, fourgons de voyage, charrettes d’agriculture et de commerce, etc. Les chevaux commencèrent alors à être habituellement employés au tirage. Cependant, tout en se multipliant, les routes étaient loin d’être belles ; elles étaient raboteuses et montueuses. D’un autre côté, les voitures étaient pesantes et peu roulantes; l’allure du pas était la seule en usage : au pas, le cheval tire par son poids; il ne fut donc recherché pour le tirage que les chevaux les plus grands, les plus lourds, les plus massifs; la vigueur, la légèreté, la grâce, furent entièrement sacrifiées au besoin impérieux de la force , de la puissance sur le collier. »
rS'aguère encore il y avait en France un grand nombre d’expressions pour peindre les différentes espèces de chevaux; voici les principales : cheval de selle, cheval de chasse, cheval de course, cheval de carrosse, cheval d’escadron, cheval de gros trait, cheval de trait léger, bidet d’allure.
Maintenant la plupart de ces termes sont encore en vigueur: cependant l’administration des haras a adopté récemment une nouveiie nomenclature, plus propre à rendre les modifications nouvelles qui se sont opérées depuis quelque temps dans l’espèce chevaline. Ainsi, on dit maintenant : cheval de pur sang, cheval de demi-sang léger, cheval de demi-sang carrossier, cheval de trait.
L’Angleterre, dans les temps primitifs, paraît avoir suivi les mêmes usages que la France; toutefois, il ne semble pas que les Gaulois du continent aient fait usage de ces chars de guerre dont les Gaulois insulaires se servirent si avantageusement contre les légions de César. Plus tard , les habitudes lurent les mêmes : h l’époque de la chevalerie, nous trouvons également chez eux les destriers, les palefrois et les sommiers.
les roussins d’amble ou d’allure et les haquenées. Ils avaient de plus ce vigoureux petit cheval de l’Irlande, du pays de Galles ou des montagnes d’Ecosse, origine de leurs charmants poneys de l’époque actuelle. On les appelait galloways ou hobbey. Il y avait encore les doubles trotteurs, le cheval gentil ou hack , et le cheval ijambaldynye, ou cheval de bataille, du mot italien gamba, jambe, à cause de l’élégance dont les chevaux de manège , qui sont le véritable type du cheval de guerre, se servent de leurs membres. Actuellement, messieurs, quoique les Anglais aient bien plus que nous encore. les deux espèces spéciales du pur sang et du demi-sang, ils ont un grand nombre d’expressions pour peindre leurs chevaux de service. Ils ont le cheval de course, the racer, ou race-horse, ou running-horse; le cheval de route ou de promenade, the hack, hackney, roadster, road-horse ou chapmann-horse; le cheval de fermier, the farmer-horse ; le cheval de chasse, the limiter ; le cheval de cavalerie, the charger, ou the heavy and licjht troop-horse; le cheval de carrosse, couchhorse; le fort cheval de carrosse, heavy coach-horse ; le cheval de charrette, the cart et dray-horse; le cheval de dame, the ladys-horse ou pad ; le cheval de poste, post hack, et le poney, galloways ou ponies. Ces différentes espèces de chevaux sont parfaitement détaillées dans l’ouvrage intitulé : The Uorse, cet ouvrage dont je vous ai déjà recommandé la lecture. Il y aurait encore à vous faire connaître, messieurs, les différentes espèces de chevaux en usage chez les autres nations du monde; mais il suffit que vous connaissiez bien les généralités du cheval de service employé chez les nations anciennes et modernes, et vous vous ferez facilement une idée des autres. Ainsi que je vous l’ai dit, la nature n’a qu’un cercle borné de types, autour duquel vos lectures vous feront revenir à mesure que vous trouverez quelque chose qui s’y rattache.