LEÇON
ilisposécs on encaibse les poulies, accolées sur un axe commun, dans une caisse de Ijois : mais cette construction est rare , à cause de la grande épaisseur que l’on devrait donner à la caisse. Quand on veut s<; servir de caisses fie bols, il vaut mieux étaler les rouets, c'est-à-dire les placer dans une mortaise unique , ou du moins dans plusieurs mortaises enfermées entre les deux mêmes plans parallèles. l..a ligure i 2 et la figure i3 vous donnent une idée fie cc;tle disposition : seulement vous remarquerez, (juedans la Hg. 1 3, il se trouve encore deux rouets sur le même axe ; c’est ce que l’on fait quand les circonstances le permettent sans trop augmenter le volume de la caisse.
Les moulles ainsi construits ont un inconvénient qui tient à ce que les cordes tendent à frotter les unes sur les autres , ce qui oblige à faire les rouets de différentes grandeurs ; on a l’habitude de faire .suivre les rouets en les faisant décroître depuis le jiiii.s grand jusqu’au plus petit , de telle manière f|iie cliaciin ait pour diamètre les deu.x tiers du diamètre du rouet précédent. Cette méthode amène un inconvénient qui est d’augmenter l’action de la résistance due au flottement et à la roideur des cordes : c’est ce que nous verrons plus tard , à l’article du treuil. L’assemblage de la lig. i3 évite une |iartie de cet inconvénient , et c’est ce qni détermine à l’employer dans plusieurs circonstances.
Quelquefois cependant on se sert de mondes
igO MÉCANIQIE.
dans les(jucls les cord(*s soûl enroulées ;mtour il'un eyliiidre commun, dont Taxe tîsl |Ku-pentllculaire à l’aclion de la résistance ; voici le cas dont il s’agit.
9. Les mâts des navires, cl aussi quelquefois les {•ièces des grandes chèvres sont rclcnucs dans une ]K)silion fixe , au moyen de puissants c-ordages qui les lient d’une manière solide au système dont ils font jartie. Ces cordages dans un navire portent le nom de Itauhant, <piaud ils tendent à éviter les mouvemens •du mât dans le sens de la largeur du vaisseau^ et élaU quand ils ont {wur but d'eiiq^eher ce mouvement dans le sens longitudinal. Dans les deux cas, une condition qu’ils doivent renqdir, c’est d’etre fortement tendus : jx)ur y arriver, d’une pari 011 enveloppe le câble autour trune forte jjoulie (ilg. i 4) dont la forme est une surface de révolution (jui porte à son contour une rainure ])our logei h; hauban ou l’étai. Une autre ]K>uiie de même foi'iiie <;st fixée à quelque jwrlie solide du bâtiment |vir des frettes de fer fortement arrêtées. lx?s deux }M)ulies sont en outre jKii’cées d’un nombre jdus ou moins grand de trous de larrière , (jii’on évase de manière à ce que la surface sur laejuelle s’appuiera la corde destinée à joindre les deux moulles ligure une surface annulaire de révolution. On fait ensuite |>asscr cette corde dans tous tes trous en allant alternativement de Tun à l’autre , puis ou tend celte corde pour raj>procher les jx)ulies. Il est visible que ce .système représente exactement mi moulle
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tloiiton niirail enlevé les rouets, et qii’ioi la tension siijuKirtée [>ar le eàhle , sera représentée j>ar la somme lies tensions des jiiuiies droites de la corde qui passe de Tuue des jxHilies à l’autre. Il vous sera donc facile de voir quel est l’elTort qu’on jieul de cette manière exercer sur un cordage quelconque , <;n connaissant celui dont on peut disposer [wiXr tendre le cordon auxiliaire.
Cette action de tendre un cordage s’appelle eu terme de marine rider : ainsi ropération dont nous \enons de parler se nomme rider un hauban ou un étai ; le cordon qui rapproche les poulies s’ap- {Xîlle ride-huuhan ou ride-élai.