Les ponts le\is sont au nombie des systèmes
nOl'Zlt.ME LEÇON. 4*^
dans lescjncls la disposition relative des pièces composantes |ieut changer clans le mouvement du système. La condition principale cju’Us aient à remplir est cependant crêtre en équilibre dans toutes les p>sltlons , pour éviter d’employer tant d’hommes à leur •manœuvre, et pour n’avoir pas à craindre d’accélération dans leur mouvement de descente.
I^a pièce cjui forme le yx>nt proprement dit s’appelle, dans ce genre de construction , tablier du pont. C’est un assemblage de quatre ou cinq pièces rectangulaires placées dans le sens de la longueur du pont et qu’on nomme pour cela lomjerons. Ces pièces sont maintenues dans leur position parallèle par deux fortes traverses dans lesquelles elles sont encastrées et dont l’une porte les tourillons ou l’axe de rotation du pont , tandis que l’autre termine le pont du côté opposé aux tourillons, (iette dernière se nomme chevet. Le tout est recouvert de forts madriers, puis ensuite de planches pour former le passage.
La question de la manœuvre du pont se réduit donc à enlever le centre de gravité de cet assemblage à une hauteur égale à sa distance aux tou’rillons : mais pour les rai.sons que j’ai dites, il tant faire en sorte cpi’un autre poids descende en même tems de manière à .satisfaire au principe général d’écjuilihre. Or c’est ce qui se fait de plu- .sieurs manières, dont je vais yous citer les princij)alcs.
4l4 MÉCAMQVE.
Poni hcit à bascule. C’est le plus simple de tous ; on peut le considérer comme un pont à double tablier : toute la difliculté consiste à disposer les points d’appui ff des tourillons , de manière à ce que le centre de gravité du système soit toujours sur l’axe de révoliftion ; alors l’équilibre a lieu dans toutes les situations et il n’y à que les frolteniens a vaincre ( fig. 9. )
Pont lei'is à flèche. Dans ce {xmt le tiblier n’a pas de bascule , il se termine aux tourillons A , (fig. 10. ) Au-dessus de lui est placé un assemblage en bois tournant sur un axe A' , lerjuel est sur le même jdan vertical AA' que les tourillons du tablier ; la pai tie antérieure A'B' de cet assemblage est composé de deux pièces de bois qu’on nomme flccbes et qui sont liées au tablier par des chaînes BB' de manière à ce que la figure BB'AA' soit un parallélogramme.
Le centre de gravité de cette jartie antérieure et du reste A'D de l’assemblage se trouve «pielque part en c' du côté opposé au centre de gravité G du tablier. Si l’on veut connaître la relation d’équilibre , on n’a qu’à nommer 1’ le poids des flèches et de leurs culées , Q le poids du tablier , et il ne s’agira que de trouver les conditions d’étpiilibre entre P et Q. Or il est visible qu’on jjeut toujours faire en sorte que jwur les diverses positions du pont AC et A'C' soient iiarallèles , aloi-s l’équation d’équilibre est \ isiblemeiit
UOlZIÈME I.EÇOS. 4*^