‹ Cours de style diplomatique (volume 2)Chapitre 22 sur 42 · IX · texte numérisé non relu

IX

Discours du duc d^Aumont^ Ambassadeur Extra-ordinaire de France^ à la Reine d* Angleterre ^ tenu dans V audience d'entrée du 1 5 décembre i 7 1 2.

Madame,

C'est un moment bien ilt astre que celui-ci. Dans la plus heureuse et la plus brillante des conjonctures, j'ai l'honneur de rendre à V. M., de la part du Roi mon maître, des témoignages publics de tous les sentimens qui l'attachent à votre personne sacrée.

Les événeraens d'une longue et terrible guerre n'ont rien pris sur l'amitié que les liens du sang lui ont inspirée, ni sur cette juste considération qui est due aux qualités personnelles, plus respectables qUe la majesté des titres et que toute la puissance du trône.

Ces sentimens. Madame, ont été mutuels, et l'intelligence qu'ils ont formée entre les deux couronnes a dissipé les partis , désarmé les nations de la terre, changé la face des États, donné de nouveaux Rois à l'Europe, et affermi, si je l'ose dire, la gloire de V. M.

Par les conditions dont elle a été arbitre, elle procure le bonheur de ses sujets, l'avantage de

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ses alliés, et couronne en même temps les grands et mémorables événemens de son règne , dont l'antiquité n'a point montré d'exemple, non pas même sur le trône où r^na Elisabeth.

La France accoutumée à trouver dans les malheurs, de la gloire et des ressources, n'en bénira pas moins les conseils de Y. M. Elle a reçu avec de vives acclamations la nouvelle d'une paix dont la modération et la bonne foi, exercées, de part et d'autre, ont tranché toutes les difficultés et levé les obstacles.

Ces vertus si rares et si étrangères dans les traités, ont été réciproques dans le cours de la dernière négociation, et elles sont devenues le présage d'une union ferme et durable, qui dépose entre les niains de Y. M., et dans celles du Roi mon maître , la balance de toutes les puts* sances de l'Europe.

Discours d'entrée du Gérèéràl-majot , Comte de Grunne, comme ministre deHollqnde à la Diète dé Francfort. Séance du ^3 avril 1Ô18.

Messieurs les HOjroRiLBLEs membres de la. diète,

Envoyé par le Roi mon maître, pour occuper là place que vient de me laisser au milieu de vous un homme d'État consommé et d'un mérite dis-

tingué, je ne suis pas moins touché d*un choiic aussi honorable et auss^ flatteur pour mon caractère personnel , que pénétré de la haute importance et de la dignijté de ma mission actuelle. Aussi je n'ai rien maintenant plus à cœur, et je regarderai dorénavant .cpi;Dn^e la plus chère de mes obligations celle de justifier ce choix , autant que mes efforts et mes faibles talens me le permettront, et de joindre dans Fexercice de mes fonctions, à votre exemple et de concert avec vous, mes soins aux vôtres pour fonder et développer en commun l'ouvrage tracé d'abord de main de maître , et dont l'exécution se poursuit jusqu'à présent d'une manière si glorieuse.

Qu'il me soit permis, en paraissant aujourd'hqi pour la première fois au milieu de vous , de faire provisoirement cette simple déclaration , que dès à présent je mettrai également tous mes soins à m'approprier l'application du principe exprimé dans la devise de mpn auguste Maître, en maintenant d'une part ses droits avec fermeté et exactitude, de mênae que de l'autre je tiendra} constamment à observer exactfment les principes qu'il a sagement adoptés , çt les obligations dont il s'est chargé, tant en^vers tous, qu'envers <:hacun ea particulier.

Moi-même , Luxembourgeois d'originç , je n'en suis que plus fier de représenter dans cet illustre

et respectable Sénat germanique un prince dont l'Allemagne a , pour ainsi dire , de tout temps revendiqué la famille comme une de ses dynasties les plus distinguées par les souverains et les héros qu elle a produits, et d'être désigné pour resserrer de plus en plus étroitement le lien qui le réunit de nouveau à la patrie commune en qualité de Grand-Duc de Luxembourg.

Puisse l'exemple sublime de nos princes dans leur intéressante réunion nous animer et nous encourager à poursuivre le noble but de réaliser l'idéal le plus parfait imaginable du bien-être de l'humanité, et à préparer, en qualité d'organes de leur volonté manifeste et unanime, im ordre de choses dans lequel, ainsi que notre Goethe doit l'avoir dit quelque part :Tout ce qui vient de l'autorité doit être équitable , pour que tout ce qui vient des sujets se fasse de bon gré , en tant que la dernière partie de cette maxime est le résultat, quoique souvent tardif, mais non moins immanquable , de la première !

Permettez-moi , Messieurs mes honorables collègues, d'ajouter ici en finissant l'expression du désir ardent qui me concerne spécialement, d'oser avec confiance compter sur votre indulgence et votre amitié, auxquelles j'attacherai toujours le plus grand prix.

Discours du Duc de Filla-Hermosa, Ambassadeur d'Espagne, au Roi dç Portugal^ iSaS.

Sa Majesté Catholique, mon auguste Maître, à son retour dans la capitale de ses États, après que les chaînes de sa malheureuse captivité ont été brisées par les efforts des armées françaises et la coopération du fidèle peuple espagnol, a pensé qu'il devoit offrir à Votre Majesté un témoignage public de l'intérêt qu'il prend à la glorieuse réintégration de Votre Majesté dans ses droits et prérogatives. Mon souverain, uni par les nœuds les plus sacrés à Fauguste maison de Bragance, Voyant Votre Majesté environnée de l'amour, du respect et de la soumission de son peuple, jouissant de son autorité légitime, recouvrée pour elle par la fidélité portugaise, se plaît cordialement à témoigner à Votre Majesté, par cette ambassade solennelle , le plaisir qu'il prend à féciliter Votre Majesté d'être remontée sur son trône souverain , vu qu'il se glorifie d'être celui de tous les monarques de la terre qui prend le plus d^iiitérét a la prospérité et au bonheur de Votre Maj esté et de sa famille.

Cette lettre, que Sa Majesté Catholique me charge de remettre en vos royales mains, certifiera ce que j'ai dit à Votre Majesté. C'est pour moi un vrai plaisir, que le Roi mon maître , en . m'honorant de cette mission extraordinaire , me procure le bonheur d'être pour la deuxième fois auprès de Votre Majesté l'interprète des sentimens qui animent ma Cour, et de l'amitié, l'union et la parfaite harmonie, qui, pour leur prospérité mutuelle, doivent nécessairement subsister entre les deux Puissances péninsulaires.

Le Roi a fait la réponse suivante :

J'ai entendu avec la plus vive et la plus agréable sensibilité l'expression des sentimens d'affection de Sa Majesté Catholique pour ma personne et ma famille. Je me réjouis avec le Roi, mon beau-frère et mon gendre, des événemens récens qui, par de généreux efforts et avec la bénédiction divine, ont délivré les deux états de la Péninsule d'une maligne influence , et y ont rétabli Tordre et la légitimité.

Je reçois avec plaisir la lettre que vous me re^

' mettez, et dans laquelle je puis seulenosent troi^yer

les assurances de l'amitié et de la j^us parfaire

harmonie , doqt doivent résulter la prospérité çt

le bonheur des deux nations.

Il m'est agréable que V. Exe. ait étjé chpi^

(4.7) par votre augu$te maître [)our cette missixm soleunelle> votre personne et votre caractère m*étant déjà bien conmi6.

Discours du Chargé d^ affaires de Russie , à V Infant de Portugal Don Michel. i8a3.

SéRÉNISSIME SEIGITFtTR,

Chargé, par S. M. l'Empereur mon auguste maître, de l'honorable mission de féliciter en son nom V- A. Bî. , je ne pauryais la renaptîr j>lus dignement qu'en rapportant les mêmes expressions contenues dans la dépêche qui m'a été transmisé par ma Gour, et qui me change de ce devoir si flatteur. •

a Ne manques pas, dît la dépêche, d'exprimer à S; Â. R.7 Vinfant Don- Michel ^ lès sentîmens qa*ont inspirés à rEmpeiteuts sa résolution^ généreusev sa noble Vaillajade , et le respect filial avec kqnel il déposa aux; pîed|s du Monarque Thommage, des seaPviceB qu'il venait de lui rendre, en offrant à Sw M. toiH^ce qui serait désonhàis en son pouvoir. pour le service dutrèn^. Il est dèsaètÎKtfis qui portent avec elles leui^ rétiôm pense; la pkis:.éolataht)& que pqi»^ i^ce^bii» le Sé^iiissimé Infant, c'est- la glcHre d'avoine sauvé son Roi, son père , sa patrie. » i » . ^ .

Que y. A. R. âaigne me permettre de saisir cette beureuse circonstance pour lui exprimer les senti mens de mon profond respect et de ma vénération.

Discours de V Ambassadeur de France , M. Hyde de Neuville^ tenu au Roi de Portugal y dans Vaudience du 3 septembre 1 823.

Mon. Souverain éprouve la joie la plus vive en appr^iant le grand et heureux événement qui a sauvé le Portugal «t replacé dans les mains paternelles de V. M. un pouvoir dont vous avez toujours usé pour le bonheur de vos sujets , un pouvoir dont l'exercice légitime ne constitue pas seulement la force et la dignité du trône j mais encore la garantie la plus sûre des véritables libertés des sujets , un pouvoir sans lequel les Bois ne sauraient remplir les obligations que Dieu leur a imposées. Dans cette restauration, éternellement mémorable, le Roi mon maître a admiré avec toute l'Europe la profonde sagesse du Monarque, la grandeur d'ame de la femille royale^ «t la magnanime conduite du peuple et de l'armée.

La Providence , Sire , blesse les coeurs des Rois comme des autres hommes ; elle les soumet sou-

vent à des épreuves pénibles , mais nous la Voyons pTomptement consoler les bons Rois , les récom-

, penser et les bénir dans leurs fils, en confondant Fanarcbie, et en relevant par leur bras puissant les trônes légitimes. Ce fut la volonté de la justice divine qu*un Prince, si long-temps modèle de la piété filiale; qu'un Roi, le père et Tami de ses peuples , le zélé défenseur de la religion et des bonnes mœurs ^ se trouverait dans les jours de Taffliction comme dans ceux de la puissance, environné d'araoiJr et de respect, défendu à son tour par la religion qui , participant à ses nobles infortunes , donna le premier exemple de la fidé* lité et le premier signal du devoir. Il était dans les décrets du ciel qu'un Monarque si agréable à Dieu trouvât dans sa propre famille l'épée du Seigneur , le royal vengeur de ses droits légitimes.

Sire, le Roi mon maître^ heureux et fier lui** tnéme de son propre fils , félicite V. M. d'avoir doiiné naissance à un Prince qui, à Tàge où d'autres hommes entrent dans la carrière de la gloire , s'est si noblement placé au rang des héros.

Sire, le Roi mon maître m'a chargé de remettre en vos augustes mains cette lettre par laquelle il annonce à V. M. qu'il vous a conféré les ordres de ^Saint-Michel et du Saint-Esprit.

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L'ordre du Saint-Esprit , déjà si illustre parmi ceux de la chrétienté , acquerra iine nouvdle splendeur par la réception au nombre de ses chevaliers du chef auguste de la maison de Bragance et de son illustre fils.

Sire, mon Souveraini, daignant me choisir pour résider près de V. M. comme l'organe de ses sentimens d'estime profonde et d'attachement inaltérable, a récompensé dune manière flatteuse et honorable mon ancienne fidélité à la cause des Bourbons, qui est la cause de la France. U ne me reste y Sire, qu'un seul souhait à former, c'est que, pendant ma mission, je puisse gagner les bonnes grâces de V. M.

Daignçz , Sire j gracieusement recevoir l'hommage de mon profond respect.

Le Roi répondit ainsi qu'il suit :

Je reçois avec la plus pure satisfaction la lettrç que vous me présente?; de la part de S. M. T.-G J'ai désiré célébrer avec des solêpoités publique» et extraordinaires le jour de votre présentation à ma Cour, afin de donner un témoignage évident de la valeur que je mets aux relatiçps! intimes du san^ et de l'aipitié qui ont toujours uni 099 famille et la maison royale de France. Ces méoies sentimens sans doute restèrent en pleine iovc^

dans le cœur du Roi de France comme dans le mien , quoique les circonstances aient causé une interruption temporaire dans les relations diplomatiques entre nos deuxroyaumes. Grâce à la divine Providence qui mè garda au mi lieu de tant de difficultés, et qui m'inspira et me protégea aussi l)ien que ma famille, grâce aux sentimens de teli- '^on, d'honneur et de fidélité, toujours gravés dans le cœur de mon peuple chéri, je suis maintenant dans la situation heureuse de pouvoir renouer avec S. M. T.-C. les relations intimes qui doivent toujours nous unir! Je reçois avec un extrême plaisir les ordres de Saint -Michel et du Saint-Esprit qUe S. M. T--C. me confère , puisque je vois dans cette offre une nouvelle preuve d'une amitié que je désire spécialement consolider daps ce moment , où l'union cordiale et tutélaire des Souverains est si opportunément établie pour prévenir la ruine des peuples et la désorganisation des États.

Cassure V. Exe. que votre auguste maître ne pouvait pas choisir, pour le représenter dans ma Cour, une personne qui me fût plus agréable qu'un ^rviteur aussi distingué que vous avez été par votre fidélité à la cause de votre Souverain.

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Harangue du Marquis de Fénéion, Jmhassa^eur de France^ en pleine assemblée des États-Généraux des ProsfinceS'Unies des Pays-Bas.

Dans le parti que le Roi mon maître prend, et qu'il ne prend qu'à regret , il aiu*ait voulu pouvoir continuer à pousser ses égards pour' W. HH. PP^ et pour le voisinage, jusqu'à se dispenser d'attaquer la Rdne de Hongrie dans ses possessions des Pays-Bas : mais quel moyen a-t-on laissé à S« M. de s'en abstenir? Comment peut-elle siutrement qu^en prévenant ses ennemis, se garantir de l'usage qu'on ne tarderait pas de faire pour envahir sa propre frontière de ce même Pays-Bas qu'elle aurait respecté? Les puissantes forces qu'on y a ramenées de dessus le Khin ne sont pas les mêmes qui composaient l'armée combinée, qui désolerait aujourd'hui l'Alsace et la Lorraine conjointement avec la soldatesque hongroise, si on avait pu eflFectuer le projet d'y pénétrer. Le Roi peut -il voir cette même armée répandue tout du long de ses frontières du Pays-Bas sans se servir de tous les moyens que Dieu lui a mis en main pour les tenir à l'abri d'être envahies, en se mettant le premier en campagne? VV. HH, PP. pourraient-elles attendre avec quelque lueur de justice que S. M. s'abstint d'attaquer

ses ennemis (f un côté où elle-même n*a aucune sûreté qu'elle ne sera point attaquée? Ija persuasion même de l'inclination déterminée que VV. HH. PP. conserveraient pour le maintien du repos dans leur voisinage pourrait- elle assurer contre des vues toutes contraires de- la part de ceux qui ont si publiquement et si constamment montré qu'ils n'aspiraient qu'à rendre le trouble général ? W. HH. PP. ne furent*elles pas les premières à {H*endre l'alarme du transport des troupes d'Angleterre dans les Pays-Bas ? Ne marquèreiit-elles pas la juste défiance qu'elles en concevaient en témoignant, dans leur réponse du 19 mai 174^ au Comte de Stairs et à M* Trevor, leur surprise et leur peine qu'on allât textuellement procéder aux transports de ces troupes sans qu'on leup en eût donné aucune connaissance? Cependant n'estce pas le passage de ces mêmes troupes qui , par progrès successifs, a conduit W. HH. PP. jusqu'à joindre enfin un détachement des leurs à celles-là dans le- temps qu'elles étaient en mouvement pour agir hostilement contre S^ M. et favoriser l'invasion de l'Alsace?

Il faudrait que S. M. se fît violence pour se résoudre à soupçonner de l'artifice dans la réso-^ lution du 19 décembre 1741 , que W. HH.PP. lui firent communiquer par leur Ambassadeur en France, en même temps qu'elle me fut remise à

La Haye. VV. HH. PP. y déchraiefit, qu'à la vérité depuis quelque temps elles avaient augmenté leurs troupes, mais que cette augmentation et celles qu'elles pourraient encore faire, ne pourraient donner aucun ombrage à personne, et beaucoup moins encore à la France, parce qu'elles n'avaient d'autre objet que leur sûreté et défense, etc*

Cette déclaration si formelle n'a pais empêché <pie les augmentations faites dans Vos troupes n'aient servi ensuite à faciliter le succès des instances que l'on vous faisait^ d'accordar~un corps ile vingt mille auxiliaires à la Heine de Hongrie , ei que ceux à la disposition de qui il passait ne le destinaient à rien moins qu'à lui £aûre partager l'invasion de l'Alsace et de la Lorraine. Dans ces circonstances le Roi peut-il £siire dépendre sa sûreté de votre persévérance contre ce que la constitution de votre Gouvernement ne vous laisse pas toujours libres de détourner à votrre gré ? Mais en même temps que S. M. se détermine à ne se laisser pas prévenir dans les Pays-Bas, et à y aller cherchet le premier son ennemi, elle a voulu user d'une franchise envers W. HH. PP. qui leur sera une nouvelle preuve de sa candeur, elle m'a ordonné de me rendre auprès d'elles patir leur faire part de la résolution qu'elle a prise et qu'elle est sur le point d'exécuter.

J'ai ordre en même temps, Hauts et Puissans Seigneurs, de vous déclarer que dans tous les partis auxquels le Roi ne se détermine que parce qu'on Ty a forcé, il n'a en vue que de surmonter par la vigueur de ses armes l'inflexibilité que les deux Cours ennemies de la paix ne cessent d'opposer À tout ce qui pourrait conduire au rétablissement de la tranquillité publique.

La satisfaction de S. M. sera grande, si dans le compte que j'aurai à lui rendre à mt)n retour d'auprès de VV. HH. PP., elle voit autant de disposition de votre part qu'il y en aura toujours de la sienne à tendre au même but de faire tout servir k vaincre les obstacles à la pacification générale , et à en avancer le grand ouvmgesur un pied solide et équitable pour tous; c'est l'unique objet queS. M. s'est proposé dans ce qu'elle va entreprendre.

Hauts et Puissans iSeigneurs, en recevant les ordres du Rm mon maîtte, que je viens d'exéicuter, j'ai ressenti vivement liiôti bonheur d'avoir i reparaître devant VV. HH. PP. , mais il sera pour moi de bien courte durée, Thontieur que j'âî d'être nommé un des Liéutenans-Généraux de l'armée de S. M. qui doit agir dans les Pays-Bas ne me permettant pas de différer à^en aller retnplir les fonctions.

T.e Marquis dr Fénélon.

* Reïnise le îs3 avril 174/».

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