‹ Cours de style diplomatique (volume 2)Chapitre 9 sur 42 · II. la · texte numérisé non relu

II. la

Réplique de M. deHaîles^ Eni^ojré extraordinaire de S. M. Britannique y à la réponse ci-dessus.

La note de M. le Comte de Bernstorff, en réponse à celle de MM. les Ministres des puissances actuellement en guerre avec la France , près S, M. Danoise^ en commun, tout en rassurant l'Envoyé extraordinaire de S. M. Britannique individuellement sur l'objet qui avait motivé, il y a huit jours ^ cette dernière, et qui ne renfermait autre chose, sinon une simple question sur l'existence réelle ou supposée d'un fait, porte par le choix des termes dans lesquels elle est conçue. Une inculpation contre laquelle il doit protester pour sa part (en attendant que ceux avec qui il a l'honneur de coopérer fassent leur représentalion, soit de vive voix, soit par écrit) avec la même vivacité qu'il a senti combien peu elle est fondée. Si l'on s'est permis de croire un instant que S. M. Danoise avait pu oublier ses déclarations, la nouveauté d'un fait tel que l'usurpation d'un caractère public et actif, impunie par le gouvernement, en a été le motif très-juste et très- naturel. Le Ministre susdit et soussigné est prêt à avouer qu'il n'en a pas eu un également valable pouç supposer qu'il fût possible que le Roi de Danemarck pût recevoir comme Ministre plénipotentiaire auprès de sa personne auguste

( '79 ) et sacrée, celui qui sî'e$t chargé de lire à 3on mal'' heureux et innocent Souverain la sentence qui l'a porté sur l'échafaud.

Hailes.

A Copenhague , ce 20 décembre 1793.

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