‹ Cours de style diplomatiqueChapitre 28 sur 62 · IÔ · texte numérisé non relu

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des actes législatifs , soit par des traités et autres^ engagemens formels, l'obligation et la nécessité de l'abolir ; que par un article séparé du dernier traité de Paris, la Grande-Bretagne et la France se sont engagées à réunir leurs efforts au congrès de Vienne pour faire prononcer par toutes les puissances de la chrétienté l'abolition universelle et définitive de la traite des nègres; que les plénipotentiaires assemblés dans ce congrès ne sauraient mieux honorer leur mission, remplir leur devoir, et manifester les principes qui guident leurs augustes souverains, qu'en travaillant à réaliser cet engagement , et en proclamant au nom de leurs souverains le désir de mettre un terme & un fléau qui a si long-temps désolé l'Afrique, dégradé l'Europe, et affligé l'humanité; lesdits plénipotentiaires sont convenus d'ouvrir leurs délibérations sur les moyens d'accomplir un objet aussi salutaire, par une déclaration solennelle des principes qui les ont dirigés dans ce travail. En conséquence , et dûment autorisés à cet acte d'adhésion unanime de leurs cours respectives au principe énoncé dans ledit article séparé du traité de Paris , ils déclarent à la face de l'Europe que , regardant l'abolition universelle de la traite des nègres comme une mesure particulièrement digne de leur attention, conforme à l'esprit du siècle et aux principes généreux de leurs augustes sou*

verains, ils sont animés du désir sincère de con* courir à l'exécution la plus prompte et la plus ^cace de cette mesure , par tous les moyens à leur disposition, et d'agir dans l'emploi de ces Daoyens avec tout le zèle et toute la persévérance <iu'ils doivent à une si grande et si belle cause.

Trop instruits , toutefois , des sentimens de *^urs souverains, pour ne pas prévoir que, quel- HVe honorable que soit leur but, ils ne le poursuivront pas sans de justes ménagemens pour les ^^térêts, les habitudes et les préventions même ^^.e leurs sujets, lesdits plénipotentiaires reconnaissent en même temps que cette déclaration générale ne saurait préjuger le terme que chaque puissance en particulier pourrait envisager comme )e plus convenable pour l'abolition définitive du ^îommerce des nègres. Par conséquent, la détermination de l'époque où ce commerce doit universellement cesser sera un objet de négociation entre les puissances; bien entendu que l'on ne négligera aucun moyen propre à en assurer et k en accélérer la marche; et que l'engagement réciproque contracté par la présente déclaration entre les souverains qui y ont pris part , ne sera considéré comme rempli qu'au moment où un succès complet aura couronné leurs efforts réunis. En portant cette déclaration à la connaissance de l'Europe et de toutes les nations civilisées de

la terre,, lesdits plénipotentiaires se flattent d'engager tous les autres gouvernemens, et notamment ceux qui , en abolissant la traite des n^res, ont manifesté déjà les mêmes sentimens, aies appuyer de leur suffrage dans une cause dont le triomphe final sera un des plus beaux monument du siècle qui Ta embrassée et qui l'aura glorieusement terminée.

Vienne » le 8 février 18 1 5.

Déclaration de la Cour de Madrid^ relatwemeni à

la reconnaissance de la neutralité helvétique^ en 18 17.

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