IV. Des titres de parenté
Le caprice du cérémonial a introduit dans le stylé diplomatique un double usage des titres , qui désignent les liens du sang. On s'en sert tant pour marquer les liens du sang qui existent effectivement entre les souverains, que pour exprimer des relations politiques égales ou inégales qui subsistent entre eux.
La piété a fait donner au Pape le titre de Très- Saint Père.-^hes Rois se qualifient réciproquement de Frères; mais le titre de cousin et celui de Nes^eu désignent l'infériorité de celui qui les reçoit sans oser les rendre.
Le Roi de France, Louis xvi, donnait dès le commencement de son règne à chaque prince , auquel il était uni des liens du sang , indépendamment du traitement d'usage , la qualification indiquée par le degré de parenté; c'est ainsi qu'il sigaait les lettres à l'Empereur d'Allemagne , en se nommant son Frère et Beau - Frère ; celles à rÉlecteur de Trêves , en se disant son cousin et
neveu ^ et celles à l'Electeur de Saxe, en souscrivant Votre frère et cousin.