VI PRÉFACE
dre, dans un avenir plus ou moins proctiain, certains phénomènes encoi^e inexpliqués. 9
Adolphe Gubler ne devait plus remonter dans celte chaire de thérapeutique qu'il avait illustrée par sa parole brillante, claire, méthodique, par ses connaissances variées, par son esprit éminemment philosophique et généralisa teur.
Les derniers mots qu'il y a prononcés méritent d'ôtre transcrits, pour leur justesse et pour la notion vraie qu'ils reflètent de la marche toujours ascendante de Fesprit humain ; mais Tapprécialion que faisait ce Maître illustre de tous les germes, féconds pour l'avenir, que renfermait son enseignement éminemment personnel, était insufdsanté par excès de modestie.
Ce sont en effet les générations qui viennent, qui pourront constater que la vérité de demain se trouve à l'état d'embi7on dans le cours de 1878, car plus d'une idée, aujourd'hui hardie et placée dans ce cours au poste d'éclaireur, sera demain classique et appartiendra au gros des connaissances d'alors.
Gubler se trompait donc, et sa science est au contraire celle de demain.
Son enseignement est donc assuré de ne pas vieillir, et c'est ce qui m'a encouragé à accepter la tâche difficile de le publier. Tâche difficile, car bien que la parole de
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Gubler fût tellement correcte qu'elle pût être immédiatement transcrite, bien que la sténographie ait été faite exactement par un de ses élèves, M. Ancelin, le rédacteur devait se trouver d^autant plus gêné, qu'il sentait que toute tentative de rectification ou d'amplification ne devait avoir d'autre résultat que d'altérer une parole burinée en traits inefTaçables et à laquelle manquent seuls la physionomie, la voix, le geste, qui, eux, sont à jamais effacés.
Ce livre est donc le cours de Gubler aussi intact que possible; les lacunes et les imperfections, s'il y en a. sont imputables au seul rédacteur.