VINGT-HUITIÈME LEÇON
Elimination des médicaments.
Oxydations dans Torganismc, des variations d'action des substances mô.l icimenteuses, rôle des médicaments, rôle de l'organisme.
Messieurs,
J'arrive à vous parler aujourd'hui des substances qui sont en majeure partie brûlées, et qui par conséquent sont en majeure partie détruites dans le sens où nous l'entendons, puisque nous savons que rien ne se perd ou ne se crée, sinon la forme.
11 y a un certain nombre de substances qui passent absolument brûlées, qu'on ne retrouve plus en aucune proportion, pour ainsi dire, car cela n'est jamais vrai d'une manièriabsolue ; mais qui ne se trouvent qu'en très minime proportion inaltérées. Je vous ai dit dans la dernière séance que Thvdrogène suHuré passait partiellement inaltéré, on peut le recueillir dans les voies respiratoires; il y en a cependant une certaine proportion qui passe à l'état d'acide sulfureux. Eli bien, les sulfures de potassium et de sodium brûlent bien davantage. C'est encore ici une règle générale qui a été découverte par Chevreul, appliquée par Wœlher, et dont nous connaissons des exemples dans la thérapeutique et même dans l'hygiène : c'est que la présence d'un alcali favorise les combustions. Par conséquent, un acide qui n'est point briih* seul brûlera davantage s'il est en combinaison avec une base alcaline; donc, le sulfure de potassium brûle plus que di* l'hydrogène sulfuré et passe à l'état de sulfate de potasse. Le^ acides organiques, lorsqu'ils sont à l'état de liberté, brûlent