‹ Cours de thérapeutique, professé à la Faculté de MédecineChapitre 142 sur 148 · INFLUENCE DU SEXE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU SEXE

riences de Quételet. En effet, voici ce que veut Gaubius :

Si la dose pour un adulte est considérée comme l’unité, la dose au-dessous de vingt ans, et jusqu’à quinze, est les deux tiers; la dose à quatorze ans est la moitié: nous avons vu que c’était à douze ans qu’arrivait ce point où le poids était moitié de celui de l’adulte ; à sept ans, le tiers ; à quatre ans, le quart; à deux ans, le huitième; et au-dessous, d’après lui, le douzième, le quinzième. 11 y a des écarts. Vous voyez que la dose de 1/3 pour les enfants de sept ans est un peu exagérée, puisque d’après le poids c’est à neuf ans qu’il la faudrait donner, à neuf ans il donne 1/4. Il y a donc des doses trop fortes, mais il y a aussi des doses qui sont trop faibles: ainsi à neuf ans il ne donne que 1/6, tandis que d’après le poids ce serait 1/5. Néanmoins, vous voyez que ces chiffres se suivent assez bien.

Eh bien, dans un autre tableau, dressé à des points de vue un peu différents par divers cliniciens, on retrouve des séries de chiffres qui sont assez voisins encore de ceux-là, bien qu’il n’y ait pas de chiffres qui se rapprochent autant des poids de Quételet que ceux de Gaubius. Mais il n’avait pas été entraîné par des idées théoriques, il s’était contenté de prendre les doses qui, aux yeux des praticiens, avaient paru réussir, tandis que plus tard on est arrivé avec des idées préconçues. C’est ainsi qu’on a cru pouvoir simplifier ces difficultés en disant : Si vous utilisez une dose de 20 pour un adulte, vous n’avez qu’à diminuer d’une unité à mesure que l’âge s’abaisse d’un an; mais vous arriveriez ainsi à donner des doses trop élevées.

En somme, si nous considérons les résultats montrés par la clinique et si nous comprenons bien l’importance de la masse, nous dirons qu’en général ce sont les poids des

ANTAGONISME

[Trente-quatrième

individus qui doivent servir de base. Et voici comment j’établirais les doses aux différents âges. Je dirais que, en partant de l’âge adulte, si on admet qu’il n’y a pas de différence bien notable entre l’âge de vingt et quarante-cinq ans au point de vue de la résistance de l’organisme, on pourra mettre la dose à l’unité; à quinze ans, les 2/3; à douze ans, la 1/2; à deux ans, le 1/6; à un an, le 1/7, et enfin, entre un an et 0, cela varierait selon les substances du 1/10 au 1/20. Au-dessus de l’âge où nous limitons les conditions de l’âge adulte, c’est-àdire au-dessus de quarante-cinq ans et jusqu’à la vieillesse confirmée, naturellement les doses varieraient ; mais ici, non plus en raison du poids, attendu que le poids ne change pas énormément, mais en raison des conditions de réaction que présente l’économie.

Quant à la femme, vous pourrez tout simplement diminuer de 1/8 la dose absolue chez l’homme, l’unité; elle est d’ailleurs variable. Prenez par exemple un gramme de sulfate de quinine, dose de l’homme adulte ; si vous diminuez de 1/8, au point de vue des rapports proportionnels entre les poids, vous aurez la dose qu’il s’agit de donner. Vous pourrez même diminuer de 1/6, si vous tenez compte de la moindre proportion de sang en circulation. Car bien que les évaluations soient difficiles, il y a lieu de penser que, tandis que chez l’homme il y a six kilogrammes de sang, il n’y en a que cinq chez la femme. Or, la différence de poids n’est pas si considérable que l’écart qui existe entre la quantité de sang que nous supposons se montrer chez la femme et chez l’homme.

Ici se pose la question de savoir s’il faut tenir compte du poids brut ou de la quantité de sang. Il est clair que pour ceux qui admettent que dans le sang se passent toutes les

leçon.]

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