PREMIÈRE LEÇON
THERAPEUTIQUE GÉNÉRALE
La thérapeutique a débuté par l’empirisme. — Différences entre le remède et le médicament.
Remèdes : Moraux : amour, victoire, musique, lectures, voyages, amulettes, homœopathie.
Impondérables : chaleur, lumière.
Pondérables : appareils mécaniques, percussion.
Biologiques : globules du sang, virus, croisements ethniques.
Médicaments : Essais de classification : naturalistes, chimistes, thérapeutes, physiologistes. Dangers de toute classification.
Propriétés physiologiques : Action mécanique : mercure, huile d’amandes douces, mucilages, charbon, tanin, ammoniaque, iodure et bromure de potassium.
Action chimique : théorie ancienne, actions de présence, alcalinisation, acescence.
Combinaison histologique : ses lois.
Action dynamique : applications de la théorie de la corrélation des forces.
Messieurs,
Pendant une longue suite de siècles les guérisseurs maniaient les remèdes à peu près comme les enfants se servent de la poudre à canon : connaissant de leurs armes les effets merveilleux ou terribles, mais ne se faisant aucune idée, ni de la nature de la force mise enjeu, ni de sa puissance réelle, ni de la direction exacte du projectile, non plus que de sa
gijbler, Thérapeutique. 1
THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE
[ Première
portée. En d’autres termes, les anciens médecins, privés des instruments de précision nécessaires pour l’évaluation rigoureuse des phénomènes et dépourvus, d’ailleurs, de tout moyen de contrôle expérimental, se rendaient mal compte de l’intensité d’action des remèdes et de leur mécanisme opératoire ; ils ignoraient les voies d’introduction et de dispersion des médicaments, leurs affinités organiques électives, les altérations subies à la traversée de l’organisme et les chemins suivis pour s’en échapper. Dans cette première période d’empirisme, la thérapeutique n’était bien que l’Art de guérir.
Plus tard elle est devenue une science véritable, ayant ses principes, sa méthode et ses procédés d’investigation, procédés, méthode et principes qui lui sont communs avec la physiologie, dont elle est une dépendance.
Depuis lors seulement, depuis la connaissance que nous avons de l’organisme et des modifications qu’on peut lui faire subir, nous pouvons faire certaines distinctions utiles.
Et d’abord nous pouvons distinguer le remède du médicament. Il ne faut pas confondre remède et médicament : on peut appeler remède tout ce qui sert à guérir, et vous allez voir tout à l’heure que les agents qui ont cet usage sont très variés; les médicaments sont au contraire des moyens : relativement restreints.
Les moyens de guérison sont de toute sorte. Nous disposons de moyens moraux, psychiques, de moyens matériels; parmi ceux-ci, il y en a qui sont impondérables. Qui de vous ne connaît les merveilles de Y électricité? Les autres fluides impondérables sont appelés à rendre également de véritables services à l’art de guérir.
Aux substances pondérables nous demandons les choses
Leçon.]