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MEMBRANES MUQUEUSES

Leçon.}

D’un côté, les membranes muqueuses, qui sont habituellement la voie la plus usitée. Elles se partagent elles-mêmes en : tube digestif, appareil respiratoire, appareil urogénital, appareil visuel et appareil auditif.

Par toutes les muqueuses de ces appareils peuvent se faire des absorptions médicamenteuses.

J’ai mis le tube digestif en tête parce que, assurément, c’est lui qui est le plus fréquemment ouvert. Nous trouvons là la bouche, l’estomac et le rectum.

Du côté de l’appareil respiratoire, nous avons les fosses nasales, voie d’absorption plus importante qu’on ne le pense, car il y a eu bien des empoisonnements parles collyres, tout simplement parce qu’ils pénétraient dans les fosses nasales, par les points lacrymaux. Nous avons aussi les bronches et les alvéoles pulmonaires.

Il y a maintenant toute une méthode très inétressante, celle des inhalations, des humages, soit qu’ils se pratiquent sur des vapeurs ou, au contraire, sur des liquides pulvérisés, qui s’adresse à cette voie d’introduction.

Du côté de l’appareil urogénital nous avons l’absorption par l’urètre, la vessie, le vagin.

Du côté de l’œil, la conjonctive et ia cornee.

Du côté de l’oreille, le conduit auditif, la trompe d’Eustache et la caisse du tympan.

Voici une autre grande surface également ouvem à l’absorption, c’est la périphérie cutanée.

Mais ici il y a plusieurs conditions à considérer : l’absorption s’effectue à travers la peau intacte ou non.

Si la peau est intacte, nous avons à considérer quelques variantes; ou bien on se contente de faire à sa surface des applications de médicaments; ou bien, au contraire, on suit

72 VOIES D’INTRODUCTION DES MÉDICAMENTS. [Cinquième

les procédés très anciens qui ont été méthodisés plus tard, c’est-à-dire que par des frictions on arrive à forcer les pores de l’épiderme; par ces frictions on use l’épiderme et on livre le derme à l’absorption des substances qui n’auraient pu pénétrer sans cela.

Il y a aussi un autre procédé, c’est l’absorption par la peau dénudée, c’est-à-dire la méthode endermique ou diadermique. Cette méthode a joui d’une grande vogue, mais aujourd’hui elle est à peu près inusitée.

Elle a été remplacée par la méthode hypodermique, qui consiste dans l’introduction des matières dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Il y a encore une modification des différentes méthodes à l’aide desquelles on fait pénétrer les substances dans l’intérieur de l’économie, c’est la méthode inaugurée par Lafargue de Saint-Émilion. Il inoculait les matières dans l’épaisseur du derme. C’était pour ainsi dire la première partie de cette méthode que nous désignons sous le nom d hypodermique.

La méthode hypodermique a eu des antécédents, quoiqu’elle paraisse récente.

Il y a longtemps que pour la première fois on a, en créant une cavité artificielle, déposé des substances médicamenteuses dans le tissu cellulaire.

Trousseau faisait des incisions jusqu’au tissu cellulaire et déposait au niveau de l’origine du sciatique un pois de belladone, d’opium, qui étaient ses principaux agents.

Véritablement, c’était déjà de la méthode hypodermique, mais des plus primitives, et qui n’avait pas la valeur de cette méthode si élégante constituée par la pratique de Pravaz.

Nous avons aussi une autre méthode qui a été inventée, imaginée, ou tout au moins tellement modifiée par un de

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