‹ Cours de thérapeutique, professé à la Faculté de MédecineChapitre 24 sur 148 · CAVITÉS SÉREUSES · texte numérisé non relu

CAVITÉS SÉREUSES

mes anciens internes, M. Luton 4, qu’on peut dire qu’elle lui appartient. 11 a eu l’idée d’introduire des substances médicamenteuses tantôt dans des parenchymes, tantôt dans des régions cellulaires profondes, comme le tissu cellulaire profond d’un membre, les ganglions, le corps thyroïde. Cette méthode s’appelle Méthode de substitution parenchymateuse. L’auteur la fait servir surtout à produire des effets inflammatoires qui provoquent la destruction de la partie qui était le siège ou d’une induration, ou d’une inflammation chronique.

Néanmoins, quand on introduit par cette méthode des substances absorbables, elles produisent des effets diffusés et généralisés, par conséquent elle méritait de trouver place

Mais aussi quelquefois on se sert des plaies ou des fistules pour introduire des substances médicamenteuses. Ainsi dans des fistules on a introduit du chloral et on a calmé les douleurs. De même on a introduit de la teinture d’iode et on a déterminé non seulement une modification du trajet, mais aussi une absorption d’iode utile chez les gens qui portent ce genre d’affection.

Les cavités séreuses seraient elles-mêmes fort utiles, mais il y a un inconvénient, c’est, qu’elles sont éminemment irritables, qu’elles déterminent des phénomènes de la plus grande gravité, par exemple lorsqu’il s’agit du péritoine. Bien que l’on ait vu des absorptions médicamenteuses se faire par des cavités séreuses, ce n’est pas une voie que l’on puisse recommander. Je vous en parle parce que lorsque l’on a introduit de l’iode dans une séreuse articulaire, on a été

\. Luton, Traité îles injections sous-cutanées à effet local. Paris, 1875.

U VOIES D’INTRODUCTION DES MÉDICAMENTS. [Cinquième quelquefois témoin de phénomènes d’iodisme plus ou moins intenses.

11 y a aussi l’introduction des substances actives dans le système vasculaire, dans les veines, dans les artères. C’est ce que l’on a d’abord appelé Yinflusion. Cette méthode date déjà de très loin, de deux siècles. On l’a d’abord pratiquée sur tes animaux, puis enfin sur l’homme. Il faut dire aussi que ce sont moins des substances médicamenteuses que l’on a introduites que du sang, tantôt d’animaux et tantôt du sang humain, quand il fallait restaurer des sujets plus ou moins débilités. Cette opération date de 1665 sur les animaux, et de 1677 sur l’homme.

Ce sont des moyens exceptionnels, et d’avance je vous dis que je n’approuve pas le moins du monde l’introduction dans les veines de substances capables de produire le sommeil; ce sont des moyens dangereux, et qui ont manifesté leur action par des phénomènes de la plus haute gravité.

Voilà quelles sont les voies d’introduction des médicaments.

J’arrive à vous parler de la principale, c’est-à-dire de l’administration des médicaments par les voies digestives.

Ici, dans les voies digestives, il faut distinguer différentes régions, car les conditions anatomiques et physiologiques ne sont pas idenliques partout. Quoique l’objectif soit le même, cependant il y a des régions dans lesquelles l’absorption est facile, d’autres où elle est plus difficile. Et cela tient à des conditions extrêmement variées :

D’une part la ténuité ou l’épaisseur de l’épithélium ; d’autre part le séjour plus ou moins prolongé que les substances peuvent faire dans le tube digestif, ou bien la prédominance du mouvement d’exhalation dans ces régions par rapport a celui d’absorption.

Leçon.]

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