‹ Cours de thérapeutique, professé à la Faculté de MédecineChapitre 57 sur 148 · MÉTHODE HYPODERMIQUE · texte numérisé non relu

MÉTHODE HYPODERMIQUE

(Treizième

sous la peau, dans le tissu lamellaire (il a changé de nom) des substances actives qui trouveraient là les conditions de l’absorption intégrale et qui détermineraient alors d’une façon plus sûre tous les effets dont elles sont capables. Et alors il s’appuyait sur des expériences déjà faites de son vivant et dans lesquelles on avait introduit chez les animaux tantôt de l’eau tiède, tantôt des vomitifs et des purgatifs qui avaient été suivis dans certains cas de leurs effets. Seulement, ce qui fit que l’idée de Fourcroy n’eut pas un grand effet, c’est que de son vivant, et plus tard, on eut une peur épouvantable de l’introduction des substances actives dans le système circulatoire.

Quelques faits avaient donné cette inquiétude : je ne dis pas qu’elle soit vaine, mais cet accident n’arrive qu’une fois sur des milliers d’injections et par conséquent il ne doit pas nous détourner de l’emploi d’un moyen qui est le meilleur de tous; d’autant qu’il y a quelques précautions à prendre avec lesquelles on évite l’introduction des substances dans le système veineux. Il y a, du reste, déjà longtemps que des substances médicamenteuses ont été introduites dans le tissu cellulaire sous-cutané, seulement d’une manière différente de celle d’aujourd’hui.

Il y avait deux procédés qui étaient surtout employés par les vétérinaires : on faisait une boutonnière à la peau, dans laquelle on introduisait l’instrument tranchant et on coupait les lamelles du tissu cellulaire. Quand on avait ainsi créé une cavité artificielle, on y introduisait des substances actives.

Langcnbeck a eu l’idée de modifier le procédé de JLafargue, en proposant de pousser l’introduction de la laneslte jusqu’au-dessous du derme. Alors, en retournant un

leçon.]

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