‹ Cours de thérapeutique, professé à la Faculté de MédecineChapitre 94 sur 148 · SANG ANIMAL OU HUMAIN · texte numérisé non relu

SANG ANIMAL OU HUMAIN

ton et de sang de veau, mais on a remarqué que, dans un grand nombre de cas, l’introduction d’une proportion considérable du sang d’un animal d’une espèce à une autre espèce avait produit des accidents. On a remarqué cependant que des transfusions entre espèces différentes avaient été suivies des résultats attendus, et que la vie avait ainsi pu être rappelée. On l’a même vu chez l’homme. Denys rapporte qu’il fit une saignée à un boucher et qu’il remplaça le sang qu’il venait de lui tirer, par du sang de mouton; les choses se passèrent d’une façon assez calme. Il en fit autant à un jeune homme anémique et il vit survenir un certain remontement. Enfin, il a eu l’idée d’injecter du sang de veau à un aliéné qui était dans le délire furieux, et il le vit s’améliorer. Je me demande pourquoi il ne lui a pas injecté du sang d’agneau, il l’aura oublié. Depuis on a eu l’idée d’injecter du sang d’un animal doux à un individu furieux pour le modifier. Ceci vous montre du moins qu’on a pu sans danger injecter du sang d’animal chez l’homme. Mais je vous montrerai que ce n’est pas absolument inoffensif et qu’il vaut mieux recourir à du sang humain.

gubler. Thérapeutique.

Page 1