‹ Cours de thermodynamique, professé à la SorbonneChapitre 9 sur 36 · COROLLAIRE DU PRINCIPE DE L'ÉQUIVALENCE · texte numérisé non relu

COROLLAIRE DU PRINCIPE DE L'ÉQUIVALENCE

Diaprés ce qui précède, pour toute machine thermique produisant du travail et revenant à son état initial après difi'érentes transformations, on a la relation

t — EQ = 0.

Soit AMBN le cycle parcouru (voir p. 30). On peut supposer que la machine a d'abord fonctionné de A en B suivant AMB, en dépensant Q, et produisant C^ , puis de B en A suivant BNA en dépensant Q^ et produisant ^^ ;

alors € = €< + €2-

De même Q z= Q^ 4- Q^.

PRINCIPE DE l'équivalence 37

On en tire, en remplaçant dans S — EQ =

ou ^^ EQ, = — (Cj — EQj).

Zi — EQ| est la partie de la quantité C — ËQ qui correspond au passage de A à B par lare AMB. ta ^ E Q, est la partie de C — EQ qui correspond au passage de B à A par Tare BNA. Si, au lieu de suivre la série des transformations BNA, on suivait la série ANB, les phénomènes seraient renversés. En vertu de la réversibilité, t^ et Qj changeront de signe. Si donc on désigne maintenant par ^^ et Q^ le travail produit et la chaleurabsorbéeenpassantde AàBsuivantANB, on aura

e, — EQ, = «:2 - EQa ;

d*où Ton peut déduire le théorème suivant:

La valeur de 9. — EQ, pour passer dun même état initial à un même état final, est constante et indépendante de la série des transfoi^maiions que ton a fait subir au corps entre cet état initial et cet état final.

Ce théorème n'a été établi que dans le cas des transformations réversibles, c'est-à-dire telles qu'il suffise de faire varier infiniment peu les conditions deFexpérience pour que la transformation ait lieu dans un sens ou en sens inverse. Tous les phénomènes ne sont pas réversibles: le frottement dégage de la chaleur, mais il est impossible en dépensant de la chaleur de reproduire le frottement. De même, lorsqu'on enflamme un mélange détonant, la réaction inverse est impossible. On admet, parce que l'expérience le prouve, que le principe de l'équivalence et le corollaire de l'état initial et de l'état final

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(qui n'a été démontré que dans le cas des phénomènes réversibles) sont toujours applicables, môme aux phénomènes non réversibles.

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