CERCLE A RÉFLEXION
et de deux miroirs : l’arc gradué est remplacé par une circonférence entière. Ici, l'alidade qui porte la lunette EF (fig. 290)etle petit miroir MN, est mobilo : soit PQ le grand miroir mobile aussi, et passant par le ccnlre C. Le vernicr tracé à l’une des extrémités de son alidade est mis d’abord en O à zéro du limbe au moyen d’une vis de rappel.
Le limbe est divisé en 800 parties ou demi-grades qui, pour la mesure de l’angle que forment deux directions, exprimeront des grades; quelquefois même, chaque partie étant divisée en deux, ces plus petites divisions fournissent les demi-grades de l’angle observé. Supposons le vernier divisé en dix, et embrassant neuf petites divisions du limbe, l’estimation sera, comme nous le savons calculer déjà, de cinq minutes. Cela posé, si d’ailleurs l’instrument est divisé de droite à gauche, on vise l’objet do droite avec la lunette EF; puis on fait tourner le grand miroir, l’alidade qui le porte et qui d’avance a été mise à zéro , et enfin le limbe Iuiméme, jusqu'à ce que la position de ce grand miroir PQ soit telle, qu’il fasse coïncider la seconde réflexion de G avec le rayon ED qui vient directement de l’objet de droite. On fixe alors au limbe, et au moyen d’une vis de pression , la lunette qui, jusque-là, en avait été indépendante ; on la dirige sur l’objet de gauche, en imprimant à tout l’instrument un mouvement de droite à gauche Il est évident que les deux miroirs conservant encore leurs positions relatives, l’observateur apercevrait à la fois le point G et un point à sa gauche, de la même quantité angulaire que D l’est vers la droite ; si l’on desserre la vis qui fixait l’alidade au limbe, on pourra, en la faisant tourner, amener le miroir PQ à être parallèle à MN ; le zéro du vernier aura atteint alors le chiffre qui exprime l’angle des deux objets, en ne parcourant cependant réellement que l’angle des deux miroirs. On pourrait donc lire l’angle simple; mais, puisque tel n'est pas le but, on continue le mouvement que l’on a imprimé à l’alidade, jusqu’à ce que le miroir PQ renvoie la seconde réflexion de D dans la direction de l’axe optique do la lunette. La lecture donne aîors le double de l’angle que forment les directions CD, CG. Pour obtenir plus de précision, cnmultipliantles observations, on rend libre la lunette que l’on dirige de nouveau sur D, et l’on continue comme précédemment.
Les conditions auxquelles doit satisfaire cet instrument, sont :
1° Que l’axe de la lunette soit parallèle au plan du limbe ;
2° Que les miroirs soient perpendiculaires au limbe.
Digiti
UÊODÊSIE.
Le moyen de s'en assurer étant donné au n° 155, nous nous abstenons de le reproduire ici.
401. On se sert encore de cet instrument pour mesurer les hauteurs des objets au-dessus de l’horizon. En mer, on prend l’angle entre l'astre dont on veut connaître la hauteur et le point de l’horizon situé dans son plan vertical . Sur terre, on emploie un horizon artificiel, qui est formé par du mercure contenu dans une boîte : sa surface est toujours réfléchissante et horizontale. L'horizon artificiel est placé en M ( fig . 291), en avant de l’œil qui y aperçoit directement l'image A1 de l’astre, et qui, au moyen du cercle, reçoit la seconde réflexion do A dans la direction OA’. On obtient ainsi l’angle AOA' qui diffère trop peu de AMA', pour que l’on tienne compte de la différence. On a par conséquent la hauteur de l’astre au-dessus de l'horizon, en prenant la moitié de l'anglo observé.
Si l'on n'avait pas d’horizon artificiel, on pourrait encore obtenir la distance zénithale d'un astre ou d'un objet élevé audessus de l'horizon, par un procédé commun à tout autre instrument qui aurait un cercle gradué et une lunette : car nous ne ferons ici aucun usage des miroirs. Ce procédé consiste à fixer, au moyen d'un étrier, un niveau au prolongement du diamètre qui porte le grand miroir : en effet, fixons le vernier L de la lunette (fig. 292) sur le zéro du limbe, et visons l’objet O. L'alidado AC du grand miroir a été rendue libre, et a pris une position verticale dont on est assuré par l'état du niveau à bulle nn'. Le chiffre du limbe auquel correspond le diamètre vertical, exprimo la distance zénithale de l’objet; si, au lieu d’opérer ainsi, on a fixé d'avance ce diamètre sur la graduation 100, et laissé la lunette libre, ce sera le vernier de celle-ci qui marquera la hauteur de l’objet par rapport à l'horizon. Dans le premier cas, si l’on veut répéter l'angle, il suffit de faire faire une demi-révolution au limbo, autour de son diamètre vertical, qui doit lui rester fixé, et de rendit libre la lunette pour lui donner sa position première et pour ramener l'oculaire vers l’œil : c'est alors au vernier de l'oculaire qu'on lit le double de la distance zénithale.