‹ Cours de topographie et de géodésie fait à l'école d'application du corps... d'état-majorChapitre 206 sur 252 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

491. Ce livre n'est pas consacré à l’enseignement do l’astronomie. Assez d'hommes illustres dans la science se sont chargés de cette tâche, pour qu’il ne nous convienne, sous aucun rapport, de prétendre les suivre ou les imiter.

Il s’agit seulement de réunir les quelques questions que peut avoir à résoudre un officier chargé d’exécuter la carte géodésique et topographique d’une contrée lointaine. Obligé de posséder beaucoup d’autres connaissances, on conçoit qu’il ne poisse avoir toujours présentes à l’esprit des théories et des formules dont l’usage est si peu fréquent pour lui.

Nous avons dit (§ 350, liv. V) que toutes les operations de la géodésie devaient se rattacher à des observations astronomiques préalables de la latitude et de la longitude d’un point et de l’azimut d’un côté de triangle avec le méridien qui passe par l’une de ses extrémités.

Ce sont ces questions seules que nous aurions voulu traiter. Nous sommes cependant forcé, avant d'entrer en matière, de parler de certains phénomènes qui motivent des corrections, sans lesquelles les observations astronomiques ne seraient d’aucun usage. Telles sont la précession des équinoxes, la nutation, Vaber~ ration et la réfraction.

492. Comme il est indispensable de tenir compte des heures exactes auxquelles se font les observations, on doit avoir à sa disposition une pendule ou un chronomètre.

Il faut pouvoir reconnaître si cet instrument est bien réglé, ou quelle est sa marche, et quelle division du temps il indique.

astronoxil.

Il y a trois manières de compter le temps :

1<> Le temps sidéral, dans lequel tous les jours sont égaux et mesurés, chacun, par l’intervalle qui sépare deux passages consécutifs d’une étoile au méridien.

Le jour sidéral, ou le mouvement diurne d'une étoile, se divise en 2ï heures qui se comptent, à partir de midi, de 0 à 24.

L’annce sidérale , qui commence au moment où l'équinoxe du printemps passe au méridien supérieur, se divise en 360 jours. Cette année est le temps que le soleil met à revenir au méridien en même temps qu’une étoile avec laquelle il y était déjà simultanément passé. Elle est plus longue que Vannée tropique de 20”, 331817 (temps moyen), en raison de la marche rétrograde apparente du soleil ; sa durée est de 365j, 256384 ou 365^,6ll,9w,ti*,5 (temps moyen).

2° Le temps vrai ou apparent est celui que mesurent les passages du soleil au méridien.

On nomme année tropique, le temps que le soleil met à revenir à un môme point de son orbite, équinoxe , solstice ou tout autre. Il n’a alors parcouru que 359°, 59', 9", 9, en raison de la rétrogradation annuelle de 50". 1 de l’équinoxe.

Celte année est do 365“, 2422175 ou 365i,5ll,48n,47,,59.

3» Le temps moyen représente la marche uniforme d’un soleil fictif V" parcourt l’équateur, dans le même temps que met le soleil vrai à faire sa révolution sur l’écliptique.

Ici les jours sont égaux et un peu plus longs que les jours sidéraux. jOjÉ «S?'

Le toleil fictif part du périgée non loin du solstice d’hiver, en même temps que le soleil vrai, et passe avec lui trois fois encore au méridien. C’est vers les deux équinoxes et vers le troisième solstice, que ces rencontres ont lieu.

Nous ne parlons pas ici du premier soleil fictif que l’on supposé décrire uniformément l’écliptique. Sa distance au soleil vrai, qui varie d’un jour à l’autre, se nomme l’équation du centre. Elle est nulle deux fois l’année, lorsque le soleil passe à l’apogée et au périgée.

La marche diurne du soleil moyen est le quotient de 360° par 365j, 2422175 , c’est-à-diro 0“, 98565 — 59’, 1390 ou 59', 8", 34. C’est l’accroissement diurne de l’ascension droite du soleil moyen . Quant au soleil vrai, celle quantité n’est pas conslanto; elle est tantôt plu» grande et tantôt moindre que celle du temps moyen.

NOTIONS l*Kf LIM1NA1RKS. 48!)

La différence en avance ou en retard varie de 3', 35" à 5' ; niais la moyenne entre toutes lui est précisément égale.

493. On nojnme équation du temps la différence entre le temps moyen et le temps vrai. Désignée sous le nom de temps moyen au midi vrai, dans la Connaissance des temps, elle est nulle quatre fois dans l'année : aux moments où le soleil passe au périgée, à l’apogée, et en deux points intermédiaires. Ces circonstances se présentent du 23 au 24 décembre, du 14 au 15 avril, du 14 au 15 juin, et du 31 août au 1" septembre.

‘C’est ainsi qu’en 1852,1e soleil moyen marquera au midi vrai :

Le 14 avril

15 avril

14 juin.. . . : ■ * 15 juin

31 août

l*r septembre.. .

23 décembre.. .

24 décembre. . .

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