FIGÜRB DE LA TERRE
ticalier, les canevas géodésiqucs, calculés avec une forme unique du méridien, doivent être en défaut. 11 en est certainement ainsi; la double courbure réelle des méridiens assimilés tous à la même ellipse donne naissance à des différences sensibles entre les coordonnées géographiques calculées en raison do cette hypothèse, et celles qui existent réellement. Mais il ne faut pas s’exagérer l’importance des erreurs ainsi commises • les triangles qui composent le canevas restent exacts en forme et en surface, par suite de leur petitesse même; ils sont seulement disposés, par le calcul, sur une surface régulière au lieu d’ètre placés sur la surface vraie ; leurs relations sont bonnes mais ils sont quelque peu désorientés.
Les déplacements des sommets, résultant ainsi de l’irrégularité de la Cgure de la terre, irrégularité provenant de celle du fil à plomb engendrée par des attractions locales dues à des variations notables de densité des couches terrestres, vont en France jusqu’à 60 et 60 mètres. Une expérience récente faite au moyen du télégraphe électrique, qui permet une détermination trèscxacle des longitudes, a même donné pour Bourges, comparé à l’observatoire de Paris, un déplacement de 185“ dans le sens du parallèle.
452. Quart du méridien. — Longueur du mètre. Nous avons donné précédemment le moyen d’avoir o et e par la combinaison des principales mesures exécutées jusqu’à ce jour. Nous avons dit, d’après Bessel, que les éléments terrestres les plus probables, s’appliquant à la forme générale, sont
a = 3î72077 toises, e =00067i4, a t= *
Pour avoir, en raison de ces données, la longueur du quart du méridien, il suffit d’introduire la double hypothèse L=100» L'=o, dans la formule de rectification de l’ellipse (S 434) . ü est ici nécessaire de conserver la quatrième puissance de l’excentricité, puisqu’il s’agit de la mesure d’un arc très-grand. On a ainsi