‹ Cours de topographie et de géodésieChapitre 190 sur 241 · NIVELLEMENT BAROMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

NIVELLEMENT BAROMÉTRIQUE

partie inférieure une petite pointe d'ivoire I {jig. 3'»2), dont l’extrémité indique le zéro, et à raffieurement de laquelle on amène la surface 00' du mercure, au moyen d’une vis V qui pousse le fond de la cuvette. On est assuré que la pointe touche celte surface en examinant sa réflexion dans le mercure. Un anneau de cuivre M.M nonuné curseur embrasse le baromètre : au bas est adapté un vernier devant donner au moins le dixième de la plus petite division de l’échelle, qui est ordinairement un millimètre. Enfin, un thermomètre très sensible BB est appliqué immédiatement au tube de verre.

Tout l’appareil est suspendu par un crochet à une tète P supportée par trois 'pieds PC, PC', PC' , qui sont construits de manière i\ ne former, étant rapprochés, qu'une très-forte canne, dans laquelle est enfermé le baromètre.

Celui de Gay-Lussac, du genre des baromètres à syphons, est formé de deux tubes de verre de même calibre, disposés dans le même axe, l’un au-dessus de l’autre, et réunis par un tube capillaire dont les deux extrémités sont recourbées de manière à présenter la forme indiquée par la figure 3i.3, et dont le but est d'empècher l’introduction, pendant le transport, de bulles d’air qui iraient se loger dans la partie supérieure du baromètre.

Les deux extrémités sont fermées, mais on pratique un petit trou T à 0™,02 ou 0'",03, du haut du tube inférieur. La hauteur 00 de la colonne barométrique est appréciée au moyen d’une échelle mobile ou fixe. Si elle est mobile, on amène son zéro sur l'horizontale Om et l’on a la hauteur comptée à partir de ce point au moyen d'un vernier curseur attaché à l’échelle. Si elle est immobile, on SC sert de deux verniers, d’ont l’un indique le niveau inférieur, et l’autre le niveau supérieur. La différence des deux nombres qu’ils donnent fournit la hauteur de la colonne, dans le cas où le zéro de l’échtllc est au-dessous du niveau inférieur: c’est la somme dans le cas contraire.

L’appareil est encore enfermé dans une canne, pour le rendre portatif, lorsqu'on le change de station. On a soin alors de le renverser bout pour bout, avec beaucoup de précaution, afin que le choc du mercure ne brise pas le tube. Dans celle position, le mercure remplit le grand tube et le tube capillaire, cl il en tombe un peu dans le fond du troisième (/iÿ. 34iJ.

Dans quelques baromètres, l’exlrérailéA {fig.ShS) est ouverte, mais on peut la fermer au moyen d’un bouchon C attaché à un fil de fer, et qui, par sa pression, force le mercure t\ remplir l’extré-

o36 GÉODÉSIS.

mité vide du tube vers B. En ce point, on a pratiqué un étranglement dont le but est d’amortir la violence du choc du mercure.

Les lectures faites sur le baromètre de Fortin doivent être augmentées d'une correction due à l’effet de la capillarité, correction qui dépend du diamètre intérieur du tube. Le baromètre de Gay-Lussac n’eiige pas le calcul de cette petite quantité lorsque les deux branclic.s out le même diamètre.

Ces instruments bien conçus, la manière de les employer est très-simple. Nous avons dit que la pression atmosphérique fait monter le mercure dans le tube : cette pression variant nécessairement avec l'clévalion du point de station, *la hauteur de la colonne variera également. Plus on s’élève, plus le poids de l’air diminue et plus aussi le mercure s’abaisse. C’est de la recherche de la formule qui exprime ce rapport que nous allons nous occuper.

471. Si, en deux points de la surface de la terre, assez rapprochés l’un de l’autre, deux personnes observent simultanément le thermomètre et le baromètre, il faut, de ces observations, conclure la différence de niveau entre deux points. Tel est l’énoncé du problème à résoudre.

Supposons l’atmosphère divisée en couches horizontales d’une épaisseur égale et assez petite pour que l’on puisse considérer la densité comme uniforme dans chacune d’elles. Soient G, G', G", G'", etc. (fifi. 346), des points appartenant aux surfaces de contact des couches, nous aurons OG' = 2. ÜC, OG" = OG' -i- OG = 3. OG; OG'" =0G"-h0C = 4.0G, etc. , et en désignant par m, m', m ,etc., les mètres ou parties de mètres qui mesurent l’élévalion de G, G', G'», etc., au-dessus de zéro, on aura la progre.s-

sion arithmétique , „ .

Page 1