N0T10.1S PRÉLIMINAIRES
ainsi ^uc nous l’avons déjà dit, qu’aatant que l’on connatt trèsexactement les heures auxquelles elles sont faites, il faut que l’on ail une bonne pendule ou un bon chronomètre.
La marche de ces instruments peut être conforme à l’une des deux manières de eompter le temps (moyen ou sidéral).
Les pendules placées dans les observatoires sont le plus habituellement disposées pour marquer le temps sidéral, parce qu’on peut facilement reconnaître si elles marchent bien ou comment elles marchent.
Si en effet une pendule marque exactement 24 heures entré deux passages consécutifs d’une même étoile au méridien, cela prouve qu’elle est réglée sur le temps sidéral. Si, par cas fortuit, elle marquait 24 heures entre deux passages du soleil, cela indiquerait que la pendule est réglée sur le temps vrai ; mais bientôt elle cesserait de marcher d’accord avec l’astre, puisque celuici paraît se mouvoir irrégulièrement.
Les chronomètres ou montres marines donnent plus ordinairement le temps moyen.
Comme on n’opère pas toujours dans un obsci^ aloire, et qu’on n’a par conséquent pas toujours la facilité de reconnaître la position du méridien, il faut, en beaucoup de circonstances, remplacer l’observation du passage du méridien, par quelqu’autre méthode : celle des hauteurs correspondantes est d’un grand secours dans ce cas-là.
Si l’on détermine la hauteur du soleil au moment où il passe au méridien, c’est au midi vrai qu’est rapportée l’observation. C’est au midi du jour sidérai, si l’on a observé une étoile.
De là naît la nécessité de savoir passer de l’un des modes de compter le temps à un autre. Nous traiterons cette question, après avoir indiqué la manière de régler une pendule.
525. Disposée pour le temps sidéral, elle peut avoir une avance ou un retard. Ainsi, dans les deux observations du passage d’une étoile au même méridien, la pendule a pu, 1° marquer 0 h. chaque fois, et alors elle est parfaitement réglée ; 2° marquer une même heure, autre que zéro, auquel cas, elle est affectée d’une erreur constante en avance ou en retard ; 3° ou, enfin, ne pas indiquer la même heure aux deux lectures. Il y a, dans ce cas, outre la différence constante, une variation diurne.
Quand il n’y a pas moyen d’observer le passage au méridien, on observe deux fois, chaque jour, le même astre à deux instants
ASTRONOMIE
OÙ il est à la même hauteur au-dessus de l’horizon. Les heures doivent être symétriques, par rapport au méridien, si la pendule est bien réglée, et, dans tous les cas, la moitié de la dilTércnce des lectures est bien la quantité qui exprime l’heure de la seconde observation, et le supplément à 24 de la première.
h et h' représentant les deux instants d’observation, on doit avoir /i= 24 — h'. Si /i 4' = 24 ± «, ■§ est la quantité dont
la pendule est en avance ou en retard, et peut se composer d’une première différence absolue et d’une variation diurne.
Une semblable opération double, pratiquée le lendemain, donnera la même différence s'il n’y a pas de variation diurne ou — ~ , si la marche quotidienne de la pendule n’est pas exactement de 24 heures. Dans cette circonstance d: y exprime le dérangement quotidien.
626. Supposons qu’un certain jour, après avoir fait disparaître la différence absolue et avoir déterminé y, on fasse une observation au moment où la pendule marque t. Si l’on veut connaître l’heure exacte t', il est clair qu’on l’obtiendra par la proportion
îtiy :24;: t ; V, réduisant 24 et a' en minutes.
d'où
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d’où l'on tire
On peut également procéder ainsi qu’il suit : «•>: et
et en multipliant par 2 -4-î les deux termes de la fraction ^
<— <=(î-|-})XYXgQ
On évite la division par 60 en considérant dans le produit de