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CHAPITRE VII

Tracé des plans souterrains.

Registres d'avancement. — Avant de s'occuper du tracé proprement dit, il faut transformer les éléments recueillis pendant le lever en éléments graphiques. On commencera par rectifier les directions en les rapportant au méridien vrai.

Si Ton emploie la méthode graphique, on calculera ensuite :

1* Les projections horizontales, lorsque les mesures de longueur auront été prises sur des pentes de plus de 1 degré.

2* La hauteur verticale de chaque station au-dessus de la précédente, ce qui conduit à déterminer la cote de chaque station par rapport au plan de comparaison.

Si Ton emploie la méthode numérique, ces calculs sont remplacés par celui des trois coordonnées.

Pour tous ces calculs, on se sert de la règle ou des tables de lignes trigonométriques naturelles.

Les résultats obtenus sont inscrits dans les registres (Tavancernent qui doivent être en nombre égal à celui des carnets. La conservation de ces registres a une importance aussi grande que celle des plans eux-mêmes, car ils permettent de refaire en tout temps les plans qui auraient été détruits.

Voici les titres des colonnes d'un registre d'avancement •

— im —

Directions

mesurées à la

boussole

Inclinaisons

Longueurs

Ai O

et

Dans le cas d'un lever au théodolite,Ia colonne des directions sera remplacée par celle des angles.

Ce registre doit être établi aussitôt que possible après le lever. Il ne doit contenir ni ratures, ni corrections. Si Ton se trouvait dans le cas d^en faire, il faudrait les indiquer à Pencre rouge et inscrire au registre pourquoi on les a faites.

A la fin de chaque année, on notera au registre les faits principaux relatifs à Texploitation : Production de la mine, poids ou volume des matières extraites, nature, quantité et richesse des minerais préparés, quantité d'eau épuisée, système et dimensions des machines installées dans Tannée, etc.

Tracé des plans. — Pour tracer les plans souterrains, il convient d'employer la méthode graphique, lorsqu'on s'est servi de la boussole dans le lever, et la méthode numérique, lorsqu*on a employé le théodolite.

Méthode graphique. — Cette méthode est basée sur l'emploi

du transporteur ou du rapporteur. Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit de l'usage de ces appareils en traitant du tracé des plans de surface.

M^thniifi ntiméfiaue. — Dans le tracé des plans de mines, nous devrons tenir compta non seulement des coordonnées horizontales , mais encore de la coordonnéeverticale.

Soient, flg. 89, trois axes coordonnés rectangulaires disposés de telle sorte quel'axe des y se trouve dans Fig. »9. le méridien vrai, le

Nord étant en avant. Soient xyzles coordonnées du point M. Nous connaissons OM — d la longueur mesurée suivant

l'inclinaison , a l'inclinaison et ^ la direction, c'est-Ji-dire

l'azimut vrai de OM. Nous avons :

z = dsinx

OM' = dcos(t

d'où x^ d cos a sin |180 — P) =■ d cos a sin p

y^'dcosa cos (180 — P) = — tl cos a cos p

Les coordonnées sont supposées positives vers le Nord, l'Est et le Zénith. Rappelons qu'en ce qui concerne le Nord et l'Est, cette convention est la même que celle qui régit le signe des lignes tri go no métriques.

Le point M étant pris à son tour comme origine, on calculera de proche en proche les coordonnées de tous les sommets qui seront rapportées à une même origine par sommes algébriques.

On combine parfois la méthode graphique et la méthode numérique , de même que Ton combine dans le lever l'emploi de la boussole et du théodolite. On rapporte lés avancements par la méthode graphique et Ton se sert de la méthode des coordonnées pour rapporter au plan les points essentiels du fond et de la surface.

Les plans sont dessinés sur du papier quadrillé au décimètre. Un quadrillage plus serré aurait Pinconvénient de trop charger le plan.

L'origine du quadrillage sera prise comme origine des coordonnées et les axes seront tracés en rouge. De cette manière le plan pourra servir à déterminer graphiquement les coordonnées de certains points intéressants qui y auraient été rapportés par la méthode graphique.

Le quadrillage a pour avantage de servir d'échelle pour évaluer les distances sur le plan» d'autant plus avantageuse* ment que le papier subit souvent un retrait suivant certaines directions.

Quelle que soit la méthode que Ton emploie, il est bon que ce soit la môme personne qui fasse le lever et qui trace le plan. De là Futilité dans les grandes exploitations de posséder des employés spéciaux pour ce double travail.

Pour faciliter les vérifications, on inscrit le long des galeries figurées au plan le folio correspondant du registre d'avancement ou môme la date du lever, si Ton ne craint pas de trop charger le plan.

Plans cotés. — Autrefois on multipliait inutilement les projections verticales. Cependant ces projections sont très insuffisantes, notamment au point de vue de la représentation des exploitations en plateures. L'usage de plus en plus général de coter les plans permet de s*en dispenser et de ne faire des projections verticales que pour les dressants dont Tinclinaison dépasse 65^.

On calcule les cotes de toutes les stations, mais on n^indique au plan que les points de cote ronde que Ton détermine de mètre en mètre par le calcul. Les seules cotes fractionnaires inscrites au plan sont celles des rencontres des bacnures avec les couches, puits, plans inclinés, etc. Ces cotes seront prises à un décimètre près.

Les plans cotés présentent Favantage de pouvoir multiplier les coupes sans difficulté. Cet avantage est très grand, parce que rien mieux que les coupes ne montre l'allure des couches, rien ne fait mieux connaître Vanatomie du terrain.

Les coupes multipliées fournissent un moyen précieux de vérifier Texactitude des plans, en y faisant apparaître,lorsqu'ils sont défectueux, des impossibilités au point de vue du parallélisme des couches.

L'usage était autrefois dans une mine de ne posséder qu'une seule coupe passant par le puits. Aujourd'hui on a souvent un album de coupes faites de 100 en 100" suivant le méridien ou la ligne Est-Ouest. Dans les allures tourmentées, il peut môme être utile de faire des coupes suivant des directions intermédiaires.

Les plans cotés ont de plus l'avantage d'indiquer toujours à quelle distance on se trouve de la surface, des morts- terrains, de certains bains, etc.

Les cotes sont calculées par rapport à l'orifice du puits le plus élevé de la concession, orifice dont on est supposé connaître la cote par rapport au niveau de la mer.

Les projections verticales seront cotées de même que les plans.

Projections verticales et coupes. — Pour tracer les projections verticales et les coupes, on se sert des procédés graphique ou numérique.

La direction générale des couches étant dans le bassin belge du Nord-Est au Sud-Ouest, les projections verticales sur le

plan Est-Ouest montreront clairement la superposition des travaux, tandis que les coupes suivant le plan Nord-Sud montreront le mieux l'allure des couches.

Les plans de projection et les lignes de coupe correspondront par conséquent aux lignes du quadrillage. Cette observation ne présente toutefois rien d'absolu, car la direction générale des couches du bassin peut ne pas être celle d'une concession déterminée. Mais, à moins de circonstances spéciales, le mieux est de faire les projections et les coupes suivant les lignes du quadrillage, afin de ne pas introduire d'hypothèses par rapport à Tallure des couches.

La méthode graphique consiste à projeter les points de la projection horizontale sur la ligne de terre ou la ligne de coupe, puis à élever au-dessus de cette ligne des ordonnées correspondant à l'altitude des divers points par rapport au niveau de la ligne de terre.

Les projections verticales diffèrent des coupes, en ce que dans les premières on relève tous les points du plan, tandis que dans les coupes on ne relève que les points qui se trouvent dans le plan de coupe.

Les coupes se font à l'aide du plan et de la projection verticale ou simplement du plan coté, en rabattant les points cotés autour de la ligne de coupe prise comme ligne de terre.

Dans la méthode numérique, on opère sur les plans des XZ et de YZ, de la même manière que l'on a opéré sur le plan des XY pour faire la projection horizontale. Si Ton voulait prendre un plan intermédiaire, on ferait de môme en appliquant les formules de transformation des coordonnées.

Les avantages de la méthode numérique ne présentent plus la même importance, lorsqu'il s'agit de projections verticales et de coupes ; la méthode graphique est suffisante, à condition toutefois que le plan horizontal ait été très exactement établi.

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