‹ Cours de topographie: lever des plans de surface et des plans de minesChapitre 47 sur 58 · MODES DE REPRÉSENTATION · texte numérisé non relu

MODES DE REPRÉSENTATION

Les exploitations minières sont représentées par un plan d'ensemble général, ou par des plans par étages^ ou encore par des plans et des projections verticales par couche, ou enfin par la combinaison de ces différents systèmes.

Un plan d'ensemble a l'avantage de présenter un tableau de tous les travaux exécutés dans la mine, ce qui est utile au point de vue des questions qui intéressent la marche générale des exploitations, par exemple Taérage, l'écoulement des eaux, Tétude des mouvements et des accidents de terrain affectant Tensemble des couches.

Lorsque la mine exploite plusieurs plateures superposées, les plans d'ensemble, même par étages, deviennent tellement confus qu'il faut y joindre de toute nécessité des plans par couche.

On en est arrivé ainsi, dans un grand nombre de mines, à supprimer entièrement les plans d'ensemble et à ne plus faire que des plans par couche.

D^autre part dans les mines à dressants, les indications générales du plan d'ensemble sont assez claires; mais il est impossible d'y représenter les détails de l'exploitation, dès que Finclinaison des couches atteint 65<*. Il faut alors recourir aux projections verticales par couche. L'usage des plans et des projections verticales par couche est aujourd'hui très répandu et doit devenir général; mais à moins de circonstances exceptionnelles, il ne doit pas empêcher de faire des plans d'ensemble qui pourront dès lors être déchargés de tous les détails d'exploitation.

Dans le cas où les couches se redoublent par des glissements

ou des plissements, on peut représenter ces redoublements de deux manières. On peut créer pour les parties redoublées des feuilles supplémentaires correspondant aux feuilles du plan par couche ou de la projection yerticale,en ayant soin d'indiquer dans les unes et dans les autres la position exacte des lignes synclinales et anticlinales ou des fractures qui limitent les parties redoublées.

On doit dans tous les cas éviter soigneusement qu'une même partie de couche ne se trouve à la fois sur deux feuilles différentes.

On peut aussi superposer sur la même feuille les parties redoublées, en y passant une teinte double. Ce dernier procédé n'offre pas d'inconvénients au point de vue de la clarté, lorsqu'il n'y a qu'une couche représentée, et il a Tavantage de ne pas multiplier le nombre de feuilles.

Lorsqu'on fait la projection verticale d'un dressant, il est inutile de le figurer au plan horizontal ; on se contente d'indiquer soigneusement ses limites, c'est-à-dire le crochon et l'ennoyage. Le plan horizontal s'arrête à ces limites et l'on se contente de tracer sur ce plan les galeries qui traversent le dressant et conduisent à la plateure suivante. Ces galeries seront tracées à traits interrompus. On évitera de la sorte tout double emploi sur des feuilles différentes. En dessous de la projection verticale du dressant, on en tracera sur la môme feuille la projection horizontale détaillée.

Les plans et les projections verticales par couche se font en plusieurs feuilles grand aigle de l'"04 sur 0'"70. Les dimensions plus grandes sont gênantes pour le dessin, le transport et le maniement. On cherchera à avoir le moins grand nombre de feuilles possible dans le périmètre de la concession. Chaque feuille est numérotée et porte un quadrillage au décimètre. Le Nord vrai est en tête et les axes de coordonnées sont tracés en carmin. La ligne d'orientation est aussi tracée en rouge, les lignes du quadrillage sont numérotées par un chiffre indiquant

la valeur de leur abscisse ou de leur ordonnée» avec une lettre indiquant vers lequel des points cardinaux cette abscisse ou cette ordonnée se dirige par rapport à Torigine. Pour assembler les différentes feuilles entre elles, chacune d'elles porte à droite et au-dessous un rebord de 4 à 5 centimètres sur lequel se continue le dessin des parties de la feuille qui doit se juitaposer. Deux ouvertures circulaires percées aux extrémités du rebord doivent se superposer à deux ouvertures correspondantes de la feuille voisine.

Echelle des plans. — En Belgique et en France, l'échelle des plans de mines est de 1 à 1000.

Le plan de la surface est dressé à la même échelle que le plan de la mine. Les plans d'ensemble le sont quelquefois à des échelles moindres dans le but d'être plus maniables.

Dans les autres pays, l'échelle dépend surtout des mesures locales. II est utile qu'elle soit un multiple exact de celle de la carte d*État-Major, aSn de faciliter les comparaisons et les études sur le terrain.

En Prusse, au delà du Rhin, l'échelle varie suivant les bassins de 1/800 à 1/1600. L'échelle est imposée dans chaque district.

En Autriche, l'échelle des plans de mines est généralement •1/720.

En Angleterre, il n*y a pas d'échelle imposée. Mais dans les cas où les plans sont dressés d'oflice par l'administration des mines, l'échelle ne peut être inférieure à i/158i. La variété des échelles offre de grands inconvénients au point de vue de la comparaison des plans de différentes mines voisines.

H est désirable non seulement d'avoir une échelle uniforme, mais encore d'avoir des types uniformes. M. J. Van Scherpenzeel Thim, ingénieur en chef des mines, a publié dans ce but des plans-types destinés à servir de modèles aux exploitants. Si l'on parvenait à se mettre d'accord sur un modèle de ce

genre, il est évident que l'unité d'exploitation y gagnerait et qu'un directeur de travaux aurait plu3 de facilité pour déchiffrer les travaux de ses prédécesseurs. Or, aujourd'hui les plans anciens sont souvent tout à fait insufBsants pour rendre compte des allures tourmentées.

L'uniformité dans les plans faciliterait enfin beaucoup le tracé des caries minières qui est aujourd'hui à l'ordre du jour dans tous les pays de mines.

Page 1