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Les « Astronomiques. »

l'ordre de l'univers suppose un dieu.

Qui pourrait chanter d'une voix digne du ciel, de la terre et de la mer, cette masse énorme que tient en équilibre une constante harmonie, ce monde qui doit la vie au concert mutuel de ses parties, qui est mis en mouvement par la Raison souveraine, puisqu'un seul et même esprit habite dans toutes les parties de l'univers et le dirige? Si cette machine n'était pas un assemblage de parties harmonisées; si elle n'obéissait pas tout entière à un maître qui la gouverne ; si

une sagesse universelle ne présidait pas à tant de merveilles, la terre ne serait pas immobile ; les astres ne tourneraient pas autour d'elle; le monde emporté au hasard s'arrêterait et en s'arrêtant se congèlerait ; les astres s'écarteraient de la route qui leur a été tracée ; la nuit ne fuirait pas à l'approche du jour pour le mettre en fuite à son tour. Les pluies ne féconderaient plus la terre ; les vents cesseraient de renouveler l'air, la mer d'alimenter les lourds nuages, les fleuves l'océan et l'océan les fontaines. 11 n'y aurait plus dans l'univers cet équilibre parfait entre toutes les parties, œuvre d'une prévoyance paternelle, et qui empêche les eaux de se tarir, l'univers de s'arrêter, le ciel de précipiter ou de ralentir sa course. Le mouvement entretient et ne change pas le monde. Ainsi donc tout se maintient en équilibre dans le monde à l'abri du changement; tout obéit à un maître souverain.

(Les Astronomiques, liv. II, v. 66 et suiv.)

Les « Astronomiques. »

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