‹ Cours de versions latinesChapitre 190 sur 214 · SAINT HILAIRE · texte numérisé non relu

SAINT HILAIRE

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Autorité de la révélation,

11 faut que personne ne doute que, pour connaître les choses divines, un enseignement divin nous est nécessaire. La faiblesse humaine ne saurait jamais atteindre d'ellemême à la connaissance des choses célestes, et la faculté qui perçoit les choses corporelles n'aura jamais l'intelligence des choses invisibles. En effet, ce qui est créé en nous est charnel, et ce que Dieu nous a donné pour notre usage dans la vie ne discernera jamais parson propre jugement ni la nature du Créateur ni son œuvre. Nos esprits ne s'élèvent pas jusqu'à la science des choses célestes, et notre faible intelligence ne concevra par aucun de ses sens l'essence incompréhensible. On doit croire à Dieu parlant de lui-même; on doit accepter ce qu'il nous a accordé de connaître sur sa nature. Ou il faut le nier commejes gentils, si l'on révoque en doute ses témoignages; ou, si l'on croit quïl est Dieu, comme il l'est en effet, on ne peut admettre sur lui que ce qu'il a attesté. Ainsi donc, que les opinions particulières des hommes fassent

silence et que la sagesse humaine n'aille pas au delà du terme que Dieu a établi.

(De la Trinité, liv. IV, ch. xiv.)

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