‹ Cours de versions latinesChapitre 35 sur 214 · DE LA SE>TTE>TCE · texte numérisé non relu

DE LA SE>TTE>TCE

La sentence est une maxime tirée de l'expérience et montrant en peu de mots ce qui se fait ou ce qui devrait se faire dans la vie. Par exemple : « Il est difficile de respecter la vertu, quand on n'a jamais connu que les faveurs de la fortune. » Encore : « Celui-là doit êlre regardé comme libre qui n'est l'esclave d'aucune passion honteuse. » Encore : « Celui qui n'a pas assez et celui à qui rien ne peut suffire sont également pauvres. » Encore : « Il faut choisir le genre de vie le plus honnête ; l'habitude le rendra agréable. » Des sentences d'une telle simplicité ne sont pas à condamner, parce que la brièveté de l'expression , lorsqu'il n'est besoin d'aucune preuve, a beaucoup de charme. Mais il faut approuver aussi ce genre de sentences qu'on appuie en ajoutant quelques raisons, par exemple : « Toutes les manières de vivre honnêtement doivent être ramenées à la pratique de la vertu, parce que, seule, la vertu dépend d'elle-même et que tout, excepté elle, est soumis à la domination de la fortune. » Encore : « Ceux que les richesses de quelqu'un ont engagés à rechercher son amitié s'envolent aussitôt que la fortune s'est évanouie. En effet, dès que l'objet qui était la cause de leur attachement a disparu, il ne reste rien qui puisse les retenir dans les liens de l'amitié. » Il y a aussi des sentences qui s'expriment sous les deux formes,

(1) Quoique, depuis les travaux de Kayser, on s'accorde à regarder la Rhétorique à Hérennius comme l'œuvre de Cornificius , on la trouve ordinairement parmi les œuvres de Cicéron et on a donné à la Sorbonne la version suivante sous le nom de Cicéron.

sans preuve, comme par exemple : « C'est une erreur de se croire, dans la prospérité, à l'abri de toutes les attaques de la fortune. C'est penser sagement que de redouter des revers même au sein du bonheur. »

{Rhétorique à Hérennius, liv. IV, ch. xvn.)

Le « De Inventione. »

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